Bruxelles Une campagne de sensibilisation pour plus de courtoisie sur nos routes sera lancée début 2019 par la Région bruxelloise.

En juin 2017, la Région bruxelloise a lancé un projet pilote, Ping if you care, avec des cyclistes équipés d’un petit dispositif, afin de signaler les endroits problématiques rencontrés dans la capitale. Par le biais d’un bouton bluetooth, le "pingueur", à fixer sur le guidon du vélo ou à sa veste, permettait de transmettre directement des informations. À chaque fois qu’une situation potentiellement dangereuse survenait, il suffisait au cycliste de "pinguer". L’emplacement était alors enregistré dans l’application mobile Bike Citizens préalablement installée sur le smartphone.

Et à l’issue de ce projet pilote, quelque 39.887 signalements ont été enregistrés, rapporte la réponse apportée par Bianca Debaets (CD&V), secrétaire d’État en charge de la Sécurité routière, en réponse à une question du député Marc Loewenstein (Défi).

Au total, sur l’ensemble des deux phases du projet, près de 2.000 cyclistes se sont prêtés au jeu. Les cyclistes pouvaient utiliser leur pinger pour indiquer les problèmes rencontrés dans huit catégories, telles que les problèmes liés au revêtement de la route, les feux de circulation, les conflits aux carrefours, etc.

Les résultats montrent que dans 51 % des cas, le manque d’infrastructures clairement réservées aux cyclistes est à l’origine des pings. Le deuxième problème le plus courant concerne le revêtement de la route, en particulier un trou ou une fissure qui sont dangereux pour le cycliste. Le troisième problème le plus courant se révèle être les conflits sur la piste cyclable, en particulier quand une voiture est garée sur la piste cyclable. Il ressort par ailleurs que cette situation est bien trop fréquente.

De plus, les chiffres montrent qu’une grande partie des problèmes signalés par les cyclistes est liée au manque de respect des autres usagers de la route. Parmi les problèmes signalés à ce niveau, l’on retrouve le blocage des routes, l’absence d’espace suffisant pour les cyclistes, les voitures circulant sur la piste cyclable, les cyclistes dont la trajectoire est coupée ou les piétons qui marchent sur la piste cyclable.

"Grâce aux données fournies par les pingers, nous pouvons mieux adapter la politique cycliste en Région bruxelloise en fonction de la manière dont les cyclistes expérimentent la ville. Les problèmes d’infrastructure routière sont signalés aux communes et à mon collègue en charge des Travaux publics Pascal Smet. Des petits problèmes d’infrastructures sont également signalés directement via l’application mobile Fix My Street", a commenté Bianca Debaets.

Par ailleurs, plusieurs campagnes de sensibilisation vont voir le jour prochainement. Une campagne "respect et courtoisie" verra le jour au début 2019, une campagne pour plus de respect des limitations de vitesse sera organisée en novembre, et le Gracq organisera, avec le soutien de la Région, une campagne visant à sensibiliser aux ouvertures intempestives de portières.