Bruxelles Les dix premières bêtes débarqueront dans la capitale vers le 20 juin.

Un élevage de moutons va bientôt s’installer à Bruxelles. Lancé par David D’Hondt, cet élevage comptera à ses débuts une dizaine d’agnelles de la race zwartbles. Précommandées à un éleveur de Ciney, elles débarqueront à Bruxelles vers 20 juin prochain. À terme, soit d’ici 3 à 5 ans, le troupeau comptera une quarantaine de bêtes. Le zwartbles est un mouton brun avec des tâches blanches sur le front, sur la queue et sur le bas des pattes.

Professeur de religion depuis une quinzaine d’années dans une école de Molenbeek, David D’Hondt avait envie de mener une activité parallèle depuis longtemps. "Au départ, mon projet semblait un peu surréaliste", reconnaît-il. "Mais je suis allé suivre une formation chez les bergers urbains installés en Seine-Saint-Denis (région parisienne, NDLR) . Là-bas, ils se déplacent avec leurs moutons au pied des tours de logements. Et cela fonctionne. J’étais alors convaincu que l’on pouvait se déplacer avec des troupeaux en milieu urbain."

Les moutons de David s’installeront dans un champ du Vogelenzang à Anderlecht. "Ce terrain appartient à Bruxelles-Environnement, qui le prête à mes troupeaux." Les moutons de David ne resteront pas là éternellement. "Mon projet est de les faire bouger en ville. Leur prairie permanente restera à Anderlecht mais ils iront aussi à Bruxelles et Schaerbeek."

David D’Hondt a déjà un préaccord avec la commune de Schaerbeek pour quelques promenades dans le parc Josaphat, avec la Ville de Bruxelles également tandis que la commune d’Anderlecht est d’accord de faire passer le troupeau via le cimetière. Les moutons se promèneront encore sur une partie de la promenade verte. "Les trajets vers Schaerbeek se feront quant à eux en remorque à bétail."

L’objectif de ce berger urbain d’un genre nouveau à Bruxelles et de produire de la viande et de la laine. Si tout se déroule comme prévu, David D’Hondt pourra vendre ses premières laines au mois de novembre de cette année. "Pour la viande, il faudra attendre un an et demi." La vente se fera en circuit court forcément, notamment via la coopérative bruxelloise écologique économique et sociale (Bees Coop).

Pour mener à bien son projet, David D’Hondt doit investir pas mal d’argent. Il lance donc un crownfunding pour pouvoir acheter les agnelles (200 euros par tête), une remorque à bétail, des clôtures mobiles et batteries solaires, du petit matériel, etc. En échange des dons, David D’Hondt propose divers services et activités selon le montant du don. Il en est déjà à plus de 4.000 euros récoltés.

Pour en savoir plus

Les moutons bruxellois : http://lesmoutonsbruxellois.be.

Le crowfunding, c’est par ici : www.miimosa.com/be/projets/les-moutons-envahissent-bruxelles.