Bruxelles

La passation de pouvoir se fera fin juin pour une réouverture fin septembre.

Une autre institution de la place Brugmann à Ixelles, en face de l’église Notre-Dame de l'Annonciation, est en passe de changer de propriétaire et de nom. Après la pâtisserie “Gaudron” devenue, mi-septembre 2017, “Voltaire” – un nom qui fait référence à la librairie voisine… “Candide” –, c’est la brasserie “Plasch Brugmann”, créé en juin 2010 par Didier Plasch (Bistrot du Mail, le Bar rouge de la rue du Pépin…), qui, d’ici quelques mois, s’offrira une nouvelle jeunesse.

Tout comme pour Voltaire, relancée par Serge Litvine, l’homme des Villas Lorraine, in the Sky et Emily, c’est un grand nom de la restauration bruxelloise qui est aux commandes de ce changement : Niels. Plus exactement Albert-Jean Niels (65 ans) et son fils, Frédéric (41 ans). Soit respectivement la 3e et la 4e générations héritières de Joseph Niels qui, en 1924, créa, boulevard Emile Jacqmain à Bruxelles, un hôtel-restaurant qu’il baptisa “Canterbury” en souvenir d’un séjour effectué au Royaume-Uni et dont la spécialité n’était autre que le filet américain-frites qu’il avait lui-même inventée deux années plus tôt.

Changement de concept

Pour Albert-Jean et Frédéric Niels, la reprise du Plasch Brugmann permettra d’ajouter une 3e adresse dans leur portefeuille avec les “Au Vieux Saint-Martin”, place du Grand Sablon, ouvert en 1968 par Albert Niels, leur père et grand-père, et “Au Grand Forestier” à Watermael-Boitsfort, derrière l’ex-bâtiment d’Axa-Royale Belge, ouvert en avril 2015.

Pour l’heure, le Plasch Brugmann tourne comme avant : son incontournable terrasse ne désemplit pas. Mais une rénovation lourde se prépare. “On a déposé une demande de permis, confirme Frédéric Niels. On espère pouvoir entamer les travaux dès juillet pour une ouverture fin septembre.” Il s’agira d’une refonte totale des lieux comme du concept doublé d’une remise aux normes. Le rez-de-chaussée et sa terrasse seront, comme actuellement, dévolus au restaurant-brasserie, le premier étage, actuellement alloué aux bureaux, sera transformé en salle de banquet (pour mariages, dîners de famille, meetings professionnels…). “On part quasiment d’une feuille blanche, ajoute Frédéric Niels, et on vise le long terme.”

Il faut dire que le père et le fils n’ont pas seulement repris le fonds de commerce mais également ses murs que Didier Plasch avait réussi à racheter il y a quelques mois prenant, dit-on, de court Serge Litvine qui avait également des vues sur ce côté-là de la place Brugmann.

Le nom du lieu, indissociable de celui qui l’a créé, sera assurément changé. Pourquoi pas par quelque chose commençant par “Au Petit” ou “Au Jeune…” ?

Le quartier des Français

Pour Albert-Jean et Frédéric Niels, cette installation prochaine dans ce coin d’Ixelles est un peu un retour aux sources. “On est tous les deux nés à quelques mètres d’ici, dans l’ancien hôpital de la Croix Rouge.” Mais surtout une présence dans un quartier très prisé, surtout par les Français, non loin des avenues Lepoutre, Molière et Brugmann, pour ne citer qu’elles.