Bruxelles

Le GIAL, l'ASBL en charge de la gestion informatique de la ville de Bruxelles, essuie actuellement nombre de critiques depuis les révélations relatives au "consultant" Michel Leroy qui percevait jusqu'à 1.000 euros par jour et, ce, pendant 18 ans via sa société. Le tout, sans marché public.

Nos confrères de la RTBF signalent ce lundi un autre fait troublant. Le 25 février 2015, Fabrice Voogt devient le porte-parole d'Yvan Mayeur, bourgmestre PS de Bruxelles. Pourtant, ce n'est pas la ville qui l'engage mais le GIAL. Fabrice Voogt, ancien journaliste du Soir, est donc payé par l'asbl mais mais ne travaille pas directement pour elle, ni dans ses locaux.

Fabrice Voogt n'a pas tenu à commenter ces informations. Selon la RTBF, il aurait "à plusieurs reprises fait remarquer en interne la situation plus que problématique de son contrat". Il a quitté son poste en début d'année pour devenir porte-parole du CPAS de la ville de Bruxelles.

"J'ai soulevé des questions, j'ai été mis à la porte"

L'ancien directeur général du GIAL, Yves Vander Auwera, dénonçait son licenciement dans les colonnes de De Morgen ce lundi... depuis qu'il a pris connaissance du contrat qui liait l'ASBL à Michel Leroy "J'ai soulevé des questions à ce sujet. Peu après, j'ai été mis à la porte" dénonce-t-il notamment.

Le ministre des Finances Johan Van Overtveldt (N-VA) a demandé au fisc d'enquêter sur les comptes de l'ASBL. La démission de Karine Lalieux (PS) a également été demandée vu qu'elle était présidente de l'ASBL au moment de l'engagement du consultant.