Bruxelles
Le PTB schaerbeekois dénonce, entre autres, l'absence de cour de récréation commune entre les deux écoles...

Petit coup de pub qui ne mange pas de pain. Ce matin, le PTB schaerbeekois a annoncé avoir invité Vincent Kompany à l’inauguration des deux nouvelles écoles (une francophone, une néerlandophone, rue Navez, juste derrière la Cage aux Ours, à Schaerbeek. "Il partage notre souci d’offrir un meilleur avenir aux enfants de Bruxelles. Il appuyait récemment une campagne d’Actiris visant à apprendre le néerlandais. Nous avons besoin de son aide pour briser les murs entre les écoles communales néerlandophones et francophones de Schaerbeek et voir émerger un enseignement bilingue dans les quartiers populaires", explique le conseiller communal PTB Axel Bernard.

Voici la lettre écrite par le conseiller communal au Diable Rouge :

"Cher Vincent Kompany,

Les enfants schaerbeekois ont besoin de votre aide. Votre aide pour ouvrir une école bilingue à Schaerbeek et leur offrir un avenir bilingue.

Pour le PTB, c’est une belle occasion de promouvoir le bilinguisme via l’enseignement en immersion. La connaissance des langues est et reste un atout considérable. Vous avez pu bénéficier d’un enseignement bilingue. Tous les enfants devraient avoir ce droit. Mais ce n’est pas l’avis de la majorité communale qui construit des barrières entre les enfants francophones et néerlandophones. Les deux écoles ont le même pouvoir organisateur et sont sur le même site, mais resteront des entités séparées, avec des infrastructures distinctes, à l’exception de la salle de sport. Il n’y a même pas de cour de récréation commune. 

La situation est tellement ridicule qu’en date du 20 janvier, le quotidien italien, La Stampa, a écrit un article intitulé :
Bruxelles, un muro per dividere i bimbi francofoni e fiamminghi  qui dénonce l’absurdité de ces barrières. 

(...)

Cher Vincent Kompany, le PTB croit comme vous à ce principe : nous sommes un, wij zijn een, aidez-nous à briser ces murs. 
Cher Vincent Kompany, vous êtes également le bienvenu pour en discuter avec nous."