Bruxelles Sept ans de procédure pour un simple tapage nocturne.

“Pour moi, la messe est dite !” Souriant, l’avocat général Stéphane Lempereur n’a pu, hier matin, s’empêcher de faire de l’esprit sur cette affaire de tapage nocturne et de permis d’exploitation inexistant d’une boîte de nuit, auparavant… église.

À la fin des années 2010 , deux entreprises se lancent dans un étonnant projet : transformer l’église anglicane de la rue de Stassart, à Ixelles, dans le quartier de la Porte de Namur, en une boîte de nuit. Elle existe toujours aujourd’hui sous le nom du Spirito.

La chose fut faite, au grand dam de nombreux riverains. En février 2010, une fois les travaux réalisés, plusieurs plaintes sont instantanément déposées par des voisins. Ceux-ci font faire des tests sonores. Ceux-ci sont déplorables : le pire test est réalisé fin 2010, avec un son supérieur de 18 décibels à la norme acceptée. “C’est la méga-teuf, on a fait exploser le plafond !”, lance le conseiller De Haen, rigolard.

Depuis, d’importants travaux ont été réalisés par les responsables de la discothèque, notamment l’atténuation des basses, le bridage de la sonorisation, également la mise en place de navettes pour éviter le bruit des clients devant l’établissement.

L’avocat général a demandé une peine d’amende, mais pas de prison, alors que la défense a réclamé un acquittement. Tout ça pour ça, plus de sept ans après les faits.