Bruxelles

Le café le Tropicana, plaque tournante de la prostitution dans le quartier Alhambra, a rouvert il y a peu, après avoir été fermé trois mois pour nuisances par un arrêté du bourgmestre. "Avec les beaux jours et la frustration de la fermeture, les activités de prostitution reprennent de plus belle" explique Carmelo Miraglia, un riverain.

Ces derniers, ainsi que des mandataires d’opposition CDH et CD&V, souhaiteraient dès lors que les pouvoirs communaux prennent des décisions définitives concernant ce lieu qui fait polémique. En effet, l’immeuble dans lequel se trouve le bar, rue de Flandres, a été acheté il y a un mois par le CPAS de la Ville de Bruxelles et doit à terme être démoli pour faire place à des logements. "C’est une procédure qui prend du temps. Il faut nommer un architecte, un entrepreneur via marché public. La procédure devrait durer trois ans."

Le souci, c’est qu’en attendant, la prostitution continue et le Tropicana a encore un bail qui court sur une période de trois ans. Le CPAS de Bruxelles aimerait bien se débarrasser de cet encombrant locataire et est en train d’examiner la possibilité juridique de casser le bail.

Mais en soi, l’activité de prostitution n’a rien d’illégale, il faut donc s’attaquer aux nuisances périphériques qu’elle crée (tapages, drogue, etc.).

"Il est tout à fait envisageable que le bourgmestre reprenne un arrêté de fermeture de trois mois si des nuisances sont à nouveau constatées", commente Perrine Marchal, porte-parole de Freddy Thielemans, (PS).