Bruxelles

Réunis au sein de la conférence des bourgmestres, les 19 maïeurs bruxellois tirent la sonnette d’alarme suite à la fermeture du greffe du tribunal de 1ère instance de Bruxelles.

Il y a un mois, le président du tribunal de 1ère instance Luc Hennart a décidé de fermer le greffe dont les locaux situés dans les caves du palais de justice sont dans un état de vétusté avancée.

"Que Mr Hennart ait été obligé de prendre cette décision, malgré de multiples appels aux ministres de la Justice et de l’Intérieur, démontre le manque de moyens récurrent de notre système judiciaire", a déclaré le bourgmestre de Schaerbeek et actuel président de la Conférence des bourgmestres Bernard Clerfayt (Défi).

Réunis jeudi matin, les bourgmestres bruxellois ont souligné que ce sont les droits fondamentaux des citoyens qui sont mis à mal puisque plus aucune pièce permettant le suivi des dossiers ne peut plus être déposée au greffe. "Ce qui entraîne des retards pour le suivi des dossiers et donc un préjudice pour les justiciables mais également un surcroît de travail pour les zones de police bruxelloises", explique Bernard Clerfayt. Depuis un mois, ce sont en effet les zones de police qui doivent conserver les pièces à conviction et autres objets saisis.

"Dans nos fonctions de bourgmestre, nous représentons le pouvoir local et nous devons être extrêmement vigilants quant au respect de ces droits fondamentaux. Nous appelons le gouvernement dans son ensemble, et les ministres Geens et Jambon en particulier, à trouver une solution urgente pour la réouverture du greffe mais aussi à prendre des mesures structurelles globales pour permettre à la justice et à la police judiciaire de faire son travail dans les conditions nécessaires à son exercice démocratique", a déclaré le bourgmestre schaerbeekois dans un communiqué.