Bruxelles Les bus et les trams de la Stib font face à une augmentation des tags et graffitis.

En avril dernier, La Dernière Heure indiquait que la SNCB avait dû débourser près de 5 millions d’euros en 2016 pour réparer ou nettoyer les dégâts dus à des faits de vandalisme. La Stib doit-elle aussi faire face aux coûts importants liés aux incivilités ? C’est ce qu’a demandé la député-bourgmestre Dominique Dufourny (MR) dans une question écrite adressée au ministre bruxellois Pascal Smet (SP.A).

Il en ressort que les coûts totaux liés au vandalisme dans les transports publics bruxellois s’élèvent à 1.254.361€ en 2016. Pour les bus, les frais s’élèvent à 80.469€ principalement pour des graffitis et tags (45.145€), des jets de projectiles (18.536€), des dégâts volontaires aux sièges (11.453€) et l’arrachage des marteaux de secours (5.335€).

Les montants sont plus importants en ce qui concerne les trams avec une facture qui s’élève à 364.261€, principalement pour des graffitis et des crassitis, ces sortes de tags griffés dans les vitres. Mais c’est du côté du métro que les montants sont les plus élevés. En effet, 809.631€ ont été dépensés l’an passé pour réparer des faits de vandalisme qui touchent le plus souvent aux vitres et aux portes.

Les faits recensés connaissent une forte hausse en ce qui concerne les véhicules de type bus et trams. Par exemple, le nombre de tags a augmenté de 32 % entre 2014 et 2016 dans les bus et de 60 % dans les trams entre 2015 et 2016. L’augmentation la plus nette concerne le nombre de détériorations volontaires aux sièges des bus : + 1.400 % entre 2014 et 2016. De manière générale, les faits de vandalisme autres que les graffitis dans le mode tram ont augmenté de 27 % en 2016 par rapport à l’année précédente.

En revanche, on observe une diminution des graffitis dans le métro entre 2015 et 2016 (-33 %) tandis que les autres faits de vandalisme sont quasiment restés stables (-4 %). Ce qui fait dire à la parlementaire libérale que le coût lié au vandalisme pourrait être réduit. "À part sur les véhicules du métro, le nombre de faits de graffitis augmente par rapport à 2015. Ce qui pourrait s’expliquer par une plus grande présence policière et des agents de la Stib dans le métro que dans les autres modes de transport", souligne Dominique Dufourny.