Bruxelles Visit.brussels et son homologue berlinois s’étaient donné rendez-vous ce mardi pour un séminaire axé sur le tourisme.

Si les chiffres du tourisme d’affaires dans la capitale sont revenus à ceux d’avant les attentats, il y a encore du travail à faire pour remonter la pente au niveau du tourisme de loisirs, selon le ministre-Président bruxellois Rudi Vervoort (PS), actuellement en déplacement à Berlin avec la secrétaire d’État au Commerce extérieur Cécile Jodogne (Défi) pour les Brussels Days. C’est pourquoi l’office régional du tourisme visit.brussels et son homologue berlinois s’étaient donné rendez-vous mardi pour un séminaire visant à apprendre aux Bruxellois à mieux apprivoiser le public allemand.

Troisième marché touristique le plus important dans notre capitale, derrière la Belgique et la France, l’Allemagne mérite une attention toute particulière de la part des opérateurs bruxellois. En effet, au cours des 15 dernières années, les modes de voyage des Allemands ont fortement évolué. "Avant, le voyageur allemand partait pour trois semaines dans des clubs all inclusive . Désormais, ils sont beaucoup plus avides de découvrir d’autres destinations. Ils partent donc en moyenne dix jours dans des pays ensoleillés puis ils passent trois à quatre jours par an à faire des courts séjours. Cela est très important pour Bruxelles car c’est notre cœur de cible. On cherche des voyageurs qui restent deux, trois ou quatre jours à Bruxelles, donc c’est pour nous un marché prioritaire", confie le CEO de visit.brussels, Patrick Bontinck.

Si, de manière globale, entre 70 et 80 % des réservations de séjour se font désormais via des plateformes en ligne, les touristes allemands préfèrent toujours passer par des tour- opérateurs locaux. "Cela concerne entre 60 et 70 % des réservations, poursuit Patrick Bontinck. L’offre doit être personnalisée. Il ne faut donc pas vendre un produit unique mais un produit construit, soi-même ou avec tour-opérateur allemand. Par exemple, les Allemands demandent à ce que le petit-déjeuner soit inclus et que des Brussels card soient comprises dans le package. Les tour-opérateurs berlinois ont donc rencontré des acteurs bruxellois en vue de construire leurs produits et d’ensuite les commercialiser aupr ès du public allemand."

L’année prochaine , la Région bruxelloise jettera son dévolu sur les États-Unis et plus précisément sur New York où se tiendront les Brussels Days au mois de mai. Tout comme à Berlin, la mission comportera un volet économique, Brussels Invest&Export étant très actif sur le marché américain, a précisé Rudi Vervoort.