Bruxelles Comme chaque été, le refuge Veeweyde constate une hausse des abandons

Les vacances ne sont pas synonyme de repos pour les employés du refuge pour chiens et chats Veeweyde, situé à Anderlecht. Comme chaque été, c’est le rush à cause des nombreuses personnes qui décident d’abandonner leur animal de compagnie afin de pouvoir partir tranquillement en vacances.

Ce mardi matin, ce sont deux hommes de nationalité polonaise qui sont venus déposer leur chien de race husky, un mâle d’environ un an. "C’est le profil type. Ce chien a sans doute été acheté en septembre de l’année dernière sur un coup de tête. Les propriétaires prennent de grandes vacances en Pologne et le chien qui a grandi leur pose problème. C’est le scénario classique. Nous avons moins d’abandons de chiens ayant déjà plusieurs années car les propriétaires y sont attachés", explique la vétérinaire de Veeweyde, Aline de Lannoy.

De façon générale, les chiens de taille moyenne et grande sont plus souvent abandonnés que les autres. Début juillet, quatre à cinq chiens étaient déposés chaque jour à Veeweyde. "Le refuge étant basé à Bruxelles, nous recueillons pas mal de grands chiens dont les propriétaires n’ont pas de jardin…", indique Ludivine Nolf, chargée des relations publiques à Veeweyde.

Les amis des animaux mettent en cause le magasin Animals Express. Même si l’établissement de Grand-Bigard a dû fermer ses portes, les photos d’adorables chatons et chiots postés sur son site Internet poussent toujours les gens à réaliser un achat compulsif, sans prise en compte suffisante des contraintes et des frais engendrés par l’animal.

Heureusement, ces gros chiens délaissés ont, selon Veeweyde, de bonnes chances d’être adoptés par une nouvelle famille. Afin de maximiser ces chances, une équipe d’animaliers et de bénévoles fait de la rééducation et de la sociabilisation. Chaque canidé est amené à pratiquer des exercices d’obéissance et à devenir propre.

Par ailleurs, Veeweyde demande aux propriétaires ne voulant plus de leur animal de reporter l’abandon. "C’est préférable en hiver car nous avons davantage de demandes d’adoptions et moins d’animaux à donner", conclut Ludivine Nolf.