Bruxelles L’Agence Bruxelles Propreté (ABP) conseille vivement de conserver les sacs dans un endroit sec et ventilé.

La saga des nouveaux sacs verts biodégradables continue en Région bruxelloise. Alors que leur utilisation est obligatoire depuis janvier 2018, de nombreux soucis de logistique semblent entraver le tri des déchets de jardin.

Après que la pénurie de sacs verts en magasins a été résolue par les communes elles-mêmes, c’est la solidité des sacs qui est critiquée par les utilisateurs. Ces sacs sont biodégradables, une belle initiative de la part des autorités régionales. Un détail important semble cependant faire défaut : celui de la résistance à la pluie, et à l’humidité. Avec la chaleur et l’eau, ces nouveaux sacs se désintègrent en effet complètement et ne tiennent pas longtemps. C’est ce que constate Jean (nom d’emprunt), un habitant de Woluwe-Saint-Pierre après avoir laissé ses sacs quelques jours sous la pluie.

Suite à cela, Jean a décidé de signaler ce défaut de fabrication à Bruxelles Propreté. Ce à quoi l’agence a répondu qu’il était vivement conseillé d’entreposer les sacs dans un endroit sec et ventilé, et de mettre les déchets en sac le plus tard possible, juste avant le passage des camions.

"Ces sacs sont biodégradables. Ils ont donc obligatoirement une caractéristique de décomposition beaucoup plus rapide, explique Etienne Cornesse, porte-parole de l’ABP, ce n’était pas le cas avec les sacs en plastique, donc il s’agit surtout d’un changement d’habitude : ne pas faire de grosses réserves de sacs verts, puisqu’ils se désintègrent assez vite, ne pas les stocker dans une cave, même en rouleau, etc."

Changer ses habitudes, d’accord, mais la situation reste tout de même compliquée pour les habitants. "Quand j’ai appelé le service clientèle de Bruxelles Propreté pour leur exposer le problème, on m’a répondu de tondre mon gazon une heure avant que le camion passe… Pour les gens qui travaillent on fait comment ? On ne devrait pas devoir s’adapter à leurs horaires, et pouvoir tondre notre pelouse le week-end tranquillement", déplore Jean.

Après le problème de distribution de sacs dans les magasins, on constate une nouvelle fois que la mise en œuvre de cette nouvelle loi est encore très récente. L’utilisation de ces sacs est encore toute neuve, et l’Agence manque peut-être encore de recul pour constater les défauts.

"Ce sont les premiers sacs, on est bien sûr attentifs aux retours des habitants, puisque c’est à leurs besoins que nos services doivent répondre. On va bientôt voir le fournisseur et lui exposer les différentes critiques des utilisateurs. Après, on ne peut pas non plus rendre la matière des sacs trop épaisse, car on y perdrait tout l’intérêt du côté biodégradable, c’est-à-dire qui se décompose très rapidement", conclut Etienne Cornesse.