Bruxelles Certains le sont depuis plus de deux ans et leur résistance balistique n’est donc plus garantie.

Polémique au sein de la zone de police Midi, qui couvre les territoires d’Anderlecht, Forest et Saint-Gilles ! Selon nos informations, les membres du personnel de la Brigade Anti-Criminalité (BAC), sorte d’unités spéciales de la police fédérale mais au niveau local, utilisent quotidiennement des gilets pare-balles de classe 4, les plus résistants, pour les missions qui leur sont attribuées. Mais il nous revient que la totalité de ces gilets pare-balles sont périmés depuis l’année dernière.

Lorsqu’un gilet est périmé, cela signifie que la structure ne garantit plus la sécurité du policier à cause de plusieurs facteurs dont l’humidité. "Résultat : les impacts sont beaucoup plus lourds ce qui entraîne une augmentation du risque de contusions, hématomes ou fractures des policiers en intervention", explique Alain Kestemont (DéFI), conseiller de police de la zone Midi, qui a interpellé le collège de police.

Mais ce n’est pas tout. Les 21 membres du personnel de la BAC de la zone Midi utilisent un kit pour procéder au transfert de détenus de niveau 2, considérés comme dangereux. Un kit qui comprend un gilet pare-balles de classe 4, une ceinture en cuir et un masque noir. "En dépit de l’augmentation des transferts de détenus de niveau 2 auxquels les membres du personnel de la BAC sont confrontés depuis plusieurs mois, les intéressés ne disposent que d’un seul kit, ce qui les ont amenés l’année dernière à devoir emprunter du matériel aux services de la police fédérale pour effectuer les transferts de détenus dans les meilleures conditions de sécurité possible tant pour eux que pour les détenus concernés qui doivent également porter ces gilets", ajoute Alain Kestemont.

Seulement voilà, les gilets pare-balles de classe 4 qui se trouvent dans ce kit sont également périmés depuis… 2014. Les intéressés ont donc été contraints de recourir eux-mêmes à des réparations de fortune pour rendre les gilets opérationnels.

Du côté de la zone de police Midi, on reconnaît que des problèmes sont survenus au niveau de la livraison, mais que la situation rentre aujourd’hui dans l’ordre. "Nous avons commandé 30 gilets l’année passée, divisés entre les différents services de police", explique Marie Verbeke, porte-parole de la zone. "De plus, une commande a été faite pour 80 chasubles supplémentaires qui ont été livrés la semaine passée et qui seront prochainement distribués au personnel de la BAC."

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Des tasers bientôt testés

La zone de police Midi est candidate pour être une zone pilote pour doter certains membres de son personnel de tasers, ces pistolets à impulsion électrique. L’information a été confirmée par la porte-parole de la zone. Une idée qui avait déjà été proposée par le conseiller de police Alain Kestemont (DéFI) : "Cette arme non létale envoie deux électrodes qui libèrent une décharge qui bloque temporairement le système nerveux et immobilise brièvement la personne touchée de façon à permettre aux policiers d’intervenir et de procéder à son arrestation", a commenté Alain Kestemont (DéFI), conseiller de police à la zone Midi, qui a interpellé le collège. "Ces tasers permettraient d’éviter aux policiers de devoir faire usage de leur arme de service pour garantir leur intégrité tout en garantissant celle des personnes interpellées."