Bruxelles Malgré le maintien du niveau d’alerte 3, une nouvelle note de service demande une diminution des effectifs de 8 hommes en soirée.

C’est avec étonnement que les pompiers bruxellois ont appris le 15 juin dernier, soit 15 jours avant le début des grandes vacances, que leurs effectifs allaient être réduits au cours de l’été. En effet, une nouvelle note de service demande à ce que le personnel soit diminué de 8 hommes à partir de 18 h, week-end compris. Cette mesure permettrait aux pompiers de récupérer, en partie, les quelque 80.000 heures de congé restées en suspens depuis les attentats et directement liées au manque de personnel.

Cependant, la parution tardive de cette note de service ne tient pas compte du personnel, selon le SLFP. "Cela fait des mois que l’on s’arrange pour reporter nos congés et que l’on doit refuser à certains de partir en juillet août faute de personnel pour finalement élaborer cette note", déplore le permanent syndical Eric Labourdette.

Une décision d’autant plus surprenante que le niveau d’alerte 3 est toujours maintenu. "Une note de service de 2016 nous demandait justement d’augmenter l’effectif de 10 hommes par garde lors du niveau 3 et là, c’est l’inverse", indique le syndicaliste. L’argument avancé par la direction opérationnelle : les mois d’été seraient plus calmes. "Faux", selon les syndicats. "À Bruxelles, il y a des événements toute l’année. Certes, en juillet et août il y a moins de navetteurs, mais une série de grands événements sont organisés et demandent notre attention", ajoute Marc Kramski, délégué CGSP. Citons notamment la Foire du Midi, Bruxelles-les-Bains, le Brussels Summer Festival ou encore les festivités du 21 juillet.

Cette diminution des effectifs représenterait un risque pour la sécurité de la population. "Nous seront moins nombreux lors de l’envoi des secours et des différentes missions. Il y aura aussi moins de personnel disponible par rapport aux pompiers de garde. C’est toujours un risque et cela dépend du nombre et du type d’interventions qui peuvent survenir", prévient Marc Kramski.

Un préavis de grève a été déposé par le SLFP. Celui-ci entrera en vigueur ce mercredi après la rencontre prévue avec la secrétaire d’État en charge du Siamu Cécile Jodogne (Défi). Un rendez-vous a également été fixé ce lundi entre les syndicats afin de décider de la remise d’un préavis de grève en front commun.

Contacté par nos soins, le cabinet de la secrétaire d’État était difficilement joignable pour réagir ce dimanche. "Nous sommes conscients des efforts de la secrétaire d’État et nous ne la tenons pas comme responsable de cette situation, mais bien l’ensemble du gouvernement", a tenu à préciser le SLFP.