Bruxelles De fausses plaques ont été collées par le collectif Noms peut-être! ce mercredi soir.

Partant du constat que seul 4% des rues bruxelloises portent des noms de femmes, le collectif Noms peut-être! a décidé de lancer une action symbolique ce mercredi soir en rebaptisant les rues des Marolles. 

Les membres du collectif ont collé de fausses plaques de rue en mettant en avant d'importantes femmes belges et étrangères. A titre d'exemple, la place Poelart est donc devenue la place Simone Veil, icône de la lutte pour les droits des femmes décédée en juin dernier et la rue des Abricotiers a été renommée rue Henriette Dashbeek, à l'origine de l'enseignement féminin en Belgique.

L'objectif de cette manoeuvre était de faire mieux connaître ces grandes figures féminines au public bruxellois, de sensibiliser à l’invisibilité des femmes dans l'espace public mais aussi de donner des modèles positifs à toutes les Bruxelloises. "Avoir des rues plus égalitaires peut être vu comme un détail, mais compte réellement dans le changement de mentalité. On dit souvent que les villes sont construites pour les hommes, ici on aide les femmes à prendre leur place, pas physiquement mais symboliquement", explique Pauline, co-fondatrice du collectif.

Lancé par trois citoyennes, le collectif Noms peut-être! entend, grâce notamment à ses actions, inciter les pouvoirs locaux à rendre la ville plus engageante pour les femmes.

© D.R.