Bruxelles À mi-chemin de la période d’écoulement des stocks, nous avons voulu savoir si la mesure était bien respectée.

Depuis ce 1er septembre, les sacs en plastique de caisse à usage unique sont interdits dans tous les commerces bruxellois. Mais jusqu’au 1er décembre, les commerçants profitent quand même d’une période d’écoulement des stocks. C’est-à-dire qu’ils ne peuvent plus se fournir en sacs plastiques à usage unique, mais ils peuvent se débarrasser de ceux qu’ils ont encore en stock. À mi-chemin de cette période d’écoulement, où en est-on à Bruxelles ?

Dans les rues du centre-ville, il y avait beaucoup de monde ce lundi après-midi. Sac à la main, les gens faisaient leurs courses normalement. Mais, à observer de plus près, la quantité de sacs en papier était impressionnante par rapport aux sacs en plastiques. Nathan, vendeur dans un magasin de chaussures, confirme : "On voit plus de gens qu’avant avec des sacs réutilisables. Chez nous, la mesure est bien acceptée. Maintenant nous donnons des sacs en papier, et même ceux-là, les clients les refusent parfois."

Du côté des commerçants, l’habitude a l’air de s’ancrer assez facilement. "Depuis l’interdiction, nous avons des sacs en papier. Avant, nous donnions du plastique, mais c’est vrai que c’est mieux pour l’environnement. Les sacs sont un peu plus chers mais, du coup, nous les vendons aux clients qui le souhaitent", explique Annick, du magasin Tequila, près de la Bourse.

En face, la pharmacie distribue encore ses sacs en plastiques, pour écouler le stock. "Ensuite nous passerons aux sacs en papier", indique la vendeuse. À côté, dans un magasin de vêtements, certaines interrogations persistent. "Pour le moment, on se débarrasse de ce qu’il nous reste, mais on est en train de réfléchir à ce que l’on va faire après. On regarde un peu ce qui se fait, mais on ne sait pas encore si nous allons proposer des sacs réutilisables ou en papier, ou s’ils seront payants ou non", indique la gérante.

Pour Shukuri , vendeur dans un magasin de souvenirs, les informations ne sont pas très claires. "L’interdiction est arrivée d’un coup. J’ai remplacé les sacs que l’on avait avant par du plastique biodégradable, mais j’ai encore beaucoup de sacs en plastique dans mon stock, et je ne sais pas quoi en faire", déplore-t-il. Du côté d’Atrium aussi, cela reste la grande inconnue : que faire des sacs plastiques que les commerçants n’auront pas réussi à écouler d’ici le 1er décembre ? "Il semblerait que la plupart des commerçants disent qu’ils auront épuisé leur stock d’ici là, mais cela fait partie d’une grande enquête que nous réalisons et qui sera analysée d’ici le 6 novembre", indique l’organisme.

Pour rappel, les sacs réutilisables plus épais que 50 microns sont toujours tolérés. Les commerces qui distribuent encore des sacs de caisse à usage unique ont encore un mois et demi pour se mettre en règle. Les inspections réalisées par Bruxelles Environnement commenceront au début de l’année prochaine.