Bruxelles Arrêt de travail et grosse manifestation dans les rues de Bruxelles ce midi.

Les administrations des 19 communes bruxelloises, celles des CPAS et de réseau d’hôpitaux publics Iris débrayeront en masse ce jeudi. Une manifestation est également prévue dans le centre de la capitale entre 10 h et 13 h 30. Entre 40.000 et 50.000 personnes sont concernées par cette grogne syndicale, portée en front commun par la CSC, le SLFP et la CGSP. Nul ne sait par contre quelle sera l’ampleur de la manifestation demain mais mieux vaut prendre ses précautions et éviter le centre de la capitale en voiture durant la manifestation.

L’origine de la gronde des travailleurs de ce secteur public bien précis est avant tout liée au "salaire de misère" de ce personnel. "On sait qu’en moyenne, nos salaires sont inférieurs de 10 à 15 % de ceux pratiqués en Wallonie et en Flandre pour les mêmes jobs avec le même statut", dénonce Carine Rosteleur pour la CGSP.

Le préavis a été lancé voici deux semaines et demie déjà. Les syndicats exigent une revalorisation barémique de 10 % pour tout le monde, le passage des niveaux E et niveau D ",car aujourd’hui ces travailleurs vivent avec des salaires en dessous des montants de référence en deçà desquels il n’est pas possible de mener une existence conforme à la dignité humaine", une politique de standardisation massive "pour protéger nos services publics et protéger les travailleurs de licenciements aléatoires", une réduction collective du temps de travail avec maintien du salaire et embauche compensatoire pour créer de nouveaux emplois sans oublier l’augmentation barémique des carrières "puisqu’il est aujourd’hui demandé aux travailleurs de poursuivre leur carrière jusqu’à 67 ans".

La liste des envies syndicales sera-t-elle entendue par les bourgmestres et par la région ? Les finances communales vont plutôt bien grâce, surtout, à l’argent injecté par la Région bruxelloise et dont le budget n’est évidemment pas extensible. Le front commun syndical déposera son cahier de revendications aux parties concernées demain durant la manifestation. Et décidera de nouvelles actions en début d’après-midi.

"Nous n’allons pas nous arrêter là", poursuit la déléguée CGSP. "Nous avions déjà mené un arrêt de travail de deux heures, cette fois-ci, c’est toute la journée. À l’issue de notre manifestation et des réponses des politiques, nous verrons quelles actions nous mèneront par la suite. Mais cela ne fait que commencer." D’autres actions sont donc à craindre d’ici la fin de l’année.