Bruxelles

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Une trentaine de personnes de la diaspora maghrébine ont manifesté, mardi à 17h00, en face du consulat général de France à Bruxelles, pour dénoncer le traitement réservé à l'islamologue suisse Tariq Ramadan, en détention provisoire depuis février dernier à la suite d'accusations de viols. 

Les personnes mobilisées ont déployé une grande affiche et de multiples affichettes portant le message #FreeTariqRamadan. Une délégation a déposé une lettre faisant part de son indignation au consulat.

"Pour les accusations, c'est à la justice de se prononcer", estime un des manifestants. "On sait très bien que Tariq Ramadan ne va pas s'enfuir. Malgré cela, il est toujours en détention. Beaucoup d'hommes politiques ont été mêlés à de pareilles affaires et ils n'ont pas été détenus préventivement. Sa santé s'est dégradée. Depuis qu'il est détenu, il a perdu 11 kilos. Il a une sclérose en plaques. Rien que pour cela, il méritait un peu plus de considération."

Pour une manifestante, qui s'est exprimée au mégaphone, "la France se perd aujourd'hui. Elle perd son identité. Pour moi, la France, c'est la liberté, l'égalité et la fraternité". Les manifestants estiment que l'égalité de traitement est mise à mal dans cette affaire.

Plusieurs actions similaires ont été organisées devant les ambassades françaises de différents pays, notamment au Royaume-Uni, aux Etats-Unis, au Canada, en Suisse et en Italie. Elles sont coordonnées par la coalition "Due Process/Procédure Équitable pour Tariq Ramadan". La pétition pour sa libération compte plus de 153.000 signataires.

L'islamologue, qui conteste les accusations à son encontre, a été inculpé le 2 février pour viols, dont l'un sur personne vulnérable, après les plaintes de deux femmes. Il n'a pas été mis en examen concernant une troisième plaignante, avec laquelle il a reconnu une relation extraconjugale.