Bruxelles

840 Robocops à pied, 90 policiers en civil, six autopompes, deux camionnettes antibarricades, la cavalerie et même la police des chemins de fer...

Les gilets jaunes vont-ils de nouveau mettre une partie de la capitale à sac ce samedi ? Difficile de répondre à la question pour l’instant. Aucune communication claire n’a été diffusée tandis que la Ville de Bruxelles n’a toujours pas reçu de demande d’autorisation pour une telle manifestation. Du coup ? Cela risque d’être l’anarchie.

La police bruxelloise a déjà prévenu qu’elle doublerait ses effectifs policiers ce samedi. "Vendredi dernier, il devait certainement y avoir de 500 à 600 policiers mobilisés sur le terrain, soit quasiment un policier par manifestant. […] Cette fois-ci, ce qui est déjà certain, c’est qu’il y aura le double d’effectifs mobilisés au niveau de la police fédérale", déclarait une porte-parole zone de police BXL-XL en début de semaine. "Il y aura notamment 32 cavaliers et le maximum d’autopompes qu’on peut engager. Sachant que sur douze autopompes, il y en a huit qui sont en fonction, que l’une fait partie de la réserve fédérale et que l’autre est en stand-by à Feluy, on peut donc en mobiliser jusqu’à six ! Il y aura aussi plus de cameramans de la police pour pouvoir identifier les casseurs. Et des arrestations préventives pourraient également avoir lieu." Plus en détails, Sud Presse assure que la police a prévu 840 Robocops à pied, 90 policiers en civil, six autopompes, deux camionnettes antibarricades, la cavalerie et même la police des chemins de fer...

Un grand nombre de policiers travailleront également sur l’exploitation des informations issues de sources librement accessibles. "Les données collectées sur internet et les réseaux sociaux sur les gilets jaunes seront analysées et diffusées auprès des différents services impliqués samedi", a encore détaillé la police hier. "Ce travail est important car les gilets jaunes refusent d’entrer en contact avec la police ou la Ville pour organiser l’encadrement de la manifestation."

Le jour même de la manifestation sera établi un Real Intelligence Center où le personnel assurera en temps réel un suivi et screening des informations concernant les Gilets jaunes sur les réseaux sociaux et internet, afin de les transmettre directement au centre de commandement et aux effectifs sur le terrain.

Hier, le parquet de Bruxelles annonçait avoir interpellé plusieurs manifestants de la semaine passée. Neuf personnes soupçonnées d’avoir pris part aux débordements lors de la manifestation des gilets jaunes qui s’est déroulée vendredi dernier à Bruxelles, ont été identifiées sur base d’images. Deux d’entre elles ont été interceptées pour des faits de rébellion armée et ont été mises à la disposition des autorités judiciaires après audition, indique jeudi le parquet de Bruxelles.

Parmi les neuf personnes identifiées, un homme de 44 ans suspecté d’avoir jeté des pierres vers les forces de l’ordre, a été arrêté pour des faits de rébellion armée. Après audition, il a été mis à la disposition du parquet de Bruxelles. Un deuxième homme âgé de 25 ans suspecté des mêmes faits a également été mis la disposition des autorités judiciaires. Au total, sept personnes ont fait l’objet d’une arrestation judiciaire. Les sept autres personnes identifiées sont recherchées activement et l’analyse des images caméra continue.