Martin a un successeur

Guy Bernard Publié le - Mis à jour le

Bruxelles

Ça sent déjà bon, place Saint-Josse où le fritkot a trouvé repreneur. File annoncée à l’orée 2011…

BRUXELLES Saint-Josse. Le nom de la nouvelle baraque à frites qui, au mitan de décembre, trônera sur la place éponyme joue la carte de la proximité. Normal pour une Zoila Palma à qui revient le graisseux défi de faire aussi bien que Martin.

“La caravane sera installée le 15 décembre”, nous a résumé, hier, la jeune dame (37 ans) originaire d’Équateur. Début janvier, son enseigne servira des cornets “du lundi au dimanche” inclus, “de 10 h à 14 h 30 et de 17 h 30 à 23 h 30 à peu près”.

Pour tirer le gros lot , Zoila a investi 70.000 € dans le bâti; elle bossera, détaille-t-elle, avec deux autres personnes. Indispensable, assurément, pour atteindre le haut niveau d’exigences communales.

D’autant qu’elle le concède sans hésiter : “C’est tout neuf pour moi…” La phrase balbutiée n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd; elle prend même un curieux accent si l’on garde en mémoire que Martin Apers dut quasiment remiser ses cervelas dans l’urgence, fin 2009. “Bruneau ou Wynants sont venus goûter”, nous avait fièrement servi le boss de la Friture Martin. Après près de 80 ans de règne des Apers – père et fils -, changement radical donc.

Sauf sur la qualité, espère-t-on. “J’ai envie de faire des frites comme lui”, lâche encore Zoila. “Le cahier des charges était très strict”, certifie Eric Jassin (CDH, Classes moyennes). “Il détaillait notre volonté d’imposer calibre de la frite, graisse de qualité ou mayo artisanale.” Nombreuses furent les questions autour de ce cahier, assure l’échevin.

Mais sa rigueur en a découragé des paquets. La concession (cinq ans tacitement renouvelables) fera l’objet d’un happening en janvier. Et de contrôles impitoyables.

© La Dernière Heure 2010

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