Bruxelles L’ex-employé communal avait également menacé d’asperger deux collègues d’acide via mail. 

Un ancien employé de la commune de Molenbeek-Saint-Jean a été condamné à 18 mois de prison avec sursis sur trois ans pour menaces et fausse alerte à la bombe dans l’école 9 Augusta Marcoux (600 élèves logés rue du Gulden Bodem). En burn-out depuis 2014, l’ex-employé avait déjà été mis en retraite anticipée par la commune.

Avant l’alerte à la bombe, E. D. avait menacé - via mail - d’asperger deux fonctionnaires communaux d’acide. Pour l’alerte à la bombe, l’ex-employé communal avait justifié ne pas avoir voulu faire d’alerte à la bombe mais bien prévenir l’école que des jeunes pénétraient dans l’école avec des bombes de peinture. Une position démentie par la personne de l’école ayant reçu le coup de fil.

D’après son témoignage, E. D. lui a parlé de bombes et du fait que tout allait exploser. La secrétaire de l'école avait également reconnu la voix du malveillant. Le tribunal a préféré la condamnation à une peine de travail par le fait "qu’une telle mesure et une telle peine seraient de nature à banaliser de tels faits qui sont et restent intolérables et donneraient au prévenu un sentiment d’impunité". En sus de sa condamnation avec sursis, le sexagénaire doit également payer 900 euros d’amendes diverses.

Pour mémoire, la Région bruxelloise a dû faire face à 210 alertes à la bombe en 2016, soit une hausse de plus de 60 % par rapport à 2014 et de 13 % par rapport à 2015. L’analyse des lieux les plus touchés permet de constater que la très grande majorité de ces alertes concerne avant tout des biens publics, ceux qui représentent les institutions, l’État.

Ouvrages d’art (+74 % par rapport à 2014), services publics (+35 %), bâtiments administratifs (+67 %), écoles (+78 %), infrastructures ferroviaires (+22 %), institutions de santé et sociales ont concentré plus de 70 % des alertes en 2016.