Bruxelles

Ça chauffe entre les deux partis durant cette campagne électorale.

L’entente n’est pas au beau fixe entre le MR et Défi, à Molenbeek. Après quelques commentaires du parti libéral sur la page Facebook de Défi, Michaël Vossaert estime que certains propos déforment la réalité. Le chef de file du parti amarante annonce qu’il en a assez de ce genre d’attaques. Pourtant, au dernier conseil communal, une charte posant certaines conditions de respect mutuel, notamment sur les réseaux sociaux durant la campagne électorale, a été proposée par le MR.

Tout a commencé lors de ce dernier conseil communal justement, le 20 juin dernier. Le point concernant l’avenir de l’école du Korenbeek qui ne devrait plus accueillir d’élèves à la rentrée prochaine n’était pas complet, selon le chef de file. Sans entrer dans les détails, Défi, PS-SP.A, le PTB et Islam ont décidé de quitter la salle afin de ne pas atteindre le quorum nécessaire au vote de ce point. Par la suite, une série de propos et de témoignages de mandataires locaux ont été tenus sur les réseaux sociaux.

Notamment sur le mur de Défi Molenbeek où certains membres du MR ont tenu des propos inacceptables pour Michaël Vossaert. "Ils laissent des commentaires du style ‘PS-SP.A-Défi-PTB-Islam : une alliance inédite à Molenbeek’ et ce genre de propos déforme la réalité. Que vont penser les Molenbeekois ? Qu’on est de mèche alors que c’est totalement faux ! Ils déforment la réalité, c’est inacceptable. La seule alliance qui existe à Molenbeek c’est MR-CDH-Ecolo", explique l’élu amarante qui souhaiterait que le code de déontologie proposé par le MR soit d’application toute l’année et non seulement durant la campagne électorale.

Afin de régler leurs différends, Défi a envoyé un courrier à Françoise Schepmans, qui tirera la liste de la bourgmestre aux prochaines élections, pour l’inviter à un débat en tête-à-tête afin de discuter devant les citoyens de questions de fond. Mais du côté du MR, il n’y a pas de soucis, en particulier avec Défi. "Les commentaires tenus sur Facebook ne sont pas des attaques, nous n’avons fait que relater les faits. C’était un positionnement politique de s’associer aux autres partis en quittant l’assemblée comme il l’a fait", commente la bourgmestre qui se dit quand même ouverte aux débats. "Mais il n’y a pas d’intérêt à ne faire cela qu’entre Défi et le MR. Je suis prête à faire un débat entre tous les représentants des partis démocratiques", insiste la bourgmestre. Affaire à suivre à la rentrée, donc.