Bruxelles

Après l’installation de potelets, mercredi, pour sécuriser la piste cyclable et le retrait de ceux-ci à peine quelques heures plus tard, un jeu de ping-pong a commencé entre la Région et la commune de Molenbeek.

La chaussée de Gand fait beaucoup parler d’elle ces derniers jours. Après l’installation de potelets, mercredi, pour sécuriser la piste cyclable et le retrait de ceux-ci à peine quelques heures plus tard, un jeu de ping-pong a commencé entre la Région et la commune de Molenbeek.

Si cette dernière déplore ne pas avoir été prévenue de l’installation des potelets, Marc Debont, le porte-parole de Pascal Smet (SP.A), ministre de la Mobilité, assure que la bourgmestre Françoise Schepmans (MR) en avait été informée dans un e-mail du 9 octobre. Le ministre explique quand même ne pas avoir été au courant de la date exacte des travaux et affirme que, s’il l’avait su, il "en aurait averti les autorités communales" .

Michaël Vossaert, conseiller communal Défi, déplore ce manque de concertation et invite les différents acteurs à se mettre autour de la table. "C’est ce qui aurait dû se faire depuis le début", explique-t-il. C’est maintenant chose faite puisqu’une réunion a eu lieu ce vendredi matin en présence des membres du collège communal, de l’administration régionale ainsi que des représentants des commerçants.

L’idée de transformer à moyen ou long terme, la rue en piétonnier a également vaguement été émise par Pascal Smet. Mais les autorités communales, tous partis confondus, font savoir qu’il n’en est pas question. Pour la bourgmestre, cela dévierait la circulation dans les petites rues annexes qui ne sont pas prévues pour accueillir autant de voitures. Catherine Moureaux, présidente du PS Molenbeekois, partage son avis. "La commune serait prise en étaux entre les différents travaux", explique-t-elle.

Le débat doit donc rester centré sur la sécurité des cyclistes et des autres usagers de la route. Pour Catherine Moureaux, cela passe par un renforcement de la présence de la police de proximité dans la commune. Quant à Jef Van Damme (SPA), conseiller communal, il trouve que la commune "néglige lourdement de faire respecter le code de la route" et cela a comme conséquence de mettre en danger tous les usagers de la route.

Pour le moment, des concertations sont encore en cours afin de décider ce qu’il faut faire à la chaussée de Gand pour garantir la sécurité des cyclistes tout en ne négligeant pas les commerçants. Le ministre promet d’ailleurs une solution dans les dix prochains jours.