Bruxelles Le Mima souhaite ainsi répondre aux demandes des groupes scolaires.

Le Mima (Millenium Iconoclast Museum of Art) en est déjà a sa cinquième exposition appelée "Get up, stand up". Débutée en mai dernier, elle était censée se terminer à la fin du mois de septembre, pour laisser sa place à une autre. En tout, plus de 15.000 visiteurs ont franchi les portes du Mima cet été. Fort de ce succès, le musée a décidé de prolonger l'exposition jusqu'à la fin du mois de décembre. Trois mois supplémentaires donc pour les curieux qui n'auraient pas encore eu l'occasion de découvrir l'exposition.

Cette prolongation répond notamment à la demande des professeurs et des groupes scolaires qui utilisent l'exposition comme support pédagogique pour raconter l'histoire sociale contemporaine. Le musée accueillera d'ailleurs une quarantaine de groupes scolaires dès le mois d'octobre.

La désobéissance civile

Get up, stand up met en avant ce qu'était la voix du peuple avant l'arrivée de Twitter. On y affiche la désobéissance civile, considérée comme "l'expression même de la démocratie". L'originalité de l'exposition est le regard sur l’univers graphique des affiches crées par les mouvements contestataires de 1968 à 1973 dans le monde entier. Soit plus de 400 affiches et objets issus de 30 pays à travers les cinq continents. 

"Un point de vue qui montre les connections étroites entre les activistes à travers le monde entier. Si ces affiches redonnent vie aux années 60, elles sont toujours d'actualité. 50 ans après, les combats politiques sont identiques: écologie, respect des minorités, paix, travail, féminisme", explique le musée.