Bruxelles Elle veut le contraindre de remettre ses huit logements vides en location.

La lutte contre la vacance immobilière s’intensifie ces derniers mois à Molenbeek. Après des scellés déjà posés sur un logement insalubre, cette fois la commune a décidé d’entamer une action en cessation. L’objectif : demander à la justice de définir les différentes mesures qui doivent être prises dans un délai de six mois par le propriétaire pour faire réoccuper son bien. Forte du succès de la première action en cessation du même genre lancée en 2015, la commune a décidé de réitérer l’expérience.

La commune connaît déjà la nature des travaux qui doivent être réalisés : remise en ordre des installations d’électricité et de gaz, remise en état des logements impactés durement par un dégât des eaux, traiter la cause de cette importante fuite d’eau, etc.

La démarche n’est pas tendre, mais Karim Majoros (Ecolo), l’échevin du Logement, affirma que “cette action est intentée en dernier recours après l’ensemble des démarches déjà entreprises par les services communaux (en première ligne, la cellule Logement) afin de conseiller le propriétaire et après lui avoir suggéré plusieurs pistes afin de remettre ses logements en ordre et en location.”

Laisser des logements vides sur la commune alors que des familles sont à la recherche d’un endroit pour se loger est inadmissible pour la commune. Afin de lutter contre les logements inoccupés, Molenbeek utilise aussi d’autres outils. Notamment, depuis 2013, les agents communaux collaborent avec la cellule régionale de lutte contre les logements inoccupés.

Et l'échevin de résumer: "Les propriétaires qui laissent volontairement les logements à l’abandon et se montrent insensibles à la crise du logement sont prévenus: nous les attaquerons en justice si nécessaire." Au moins, le message est clair.