Bruxelles

Les autorités locales et régionales ont inauguré, mardi matin, 13 nouveaux logements passifs au coin de la rue Jean Dubrucq et de la rue de l’Escaut, près de la station de métro Belgica. La construction de ce bâtiment à l’esthétique particulièrement soignée symbolise bien les ambitions de la commune et de la Région pour cet ancien quartier industriel en pleine transformation. "En terme de redéveloppement du quartier, ce nouveau projet apporte sa pierre à l’édifice. En effet, il fait partie des bâtiments qui vont redéfinir le visage de la zone du canal" , résume Denis Grimberghs, le président de citydev.brussels, l’organisme pararégional qui a porté le projet.

"Petit par sa taille, le projet est néanmoins emblématique de la volonté de citydev.brussels de participer à la régénération urbaine dans un quartier en pleine mutation grâce à une haute exigence en matière de qualité architecturale", s’est réjoui citydev.brussels. "L’immeuble passif de quatre étages comprend 13 appartements, 22 emplacements pour vélos et 13 emplacements de parking en sous-sol. Huit appartements disposent d’une terrasse de 15 m² et deux autres possèdent leur propre jardin privatif. Cerise sur le gâteau, la façade arrière surplombe les espaces verts du site Tour&Taxis et jouit d’une excellente orientation sud-est", explique l’organisme pararégional.

Pour que le projet Dubrucq voit le jour, Molenbeek a accepté de renoncer au bail emphytéotique qu’elle possédait sur le terrain en question. Un renoncement qui n’a posé aucun problème, explique l’échevin du Logement et des Propriétés communales Karim Majoros (Ecolo), la commune soutenant le projet à 100 %. "Il devient de plus en plus difficile de se loger convenablement pour les Bruxellois. Ce projet permet à Molenbeek de garder des familles de la classe moyenne sur son territoire", souligne l’édile écologiste. "Les logements, très beaux et très grands, permettront à des familles de s’installer. Afin d’être abordables financièrement, les logements sont vendus 30 % moins cher que les prix du marché", conclut-il.

J. Th.