Bruxelles Depuis qu'elle est passée du PS à la N-VA, la candidate aux élections communales est victime de menaces et insultes.

Il y a deux semaines, nous apprenions que Naoual Hamdani, candidate aux élections communales sur la liste PS de Catherine Moureaux, quittait le navire pour rejoindre la N-VA. À peine quelques jours plus tard, des individus l'ont appelée de manière anonyme sur son téléphone privé pour l'insulter. Depuis, insultes et menaces sont devenus son lot quotidien et elle reçoit le même genre d'appel presque tous les soirs auxquels elle raccroche directement.

"Le 21 septembre, un individu m'a appelée en appel anonyme. J'ai décroché, et cette personne a commencé à m'insulter. J'ai donc raccroché immédiatement. Il m'a rappelée directement après mais je n'ai pas répondu. Il m'a laissé un message vocal plein de haine", a-t-elle expliqué à la zone de police ouest (Molenbeek, Berchem, Ganshoren, Jette et Koekelberg). Un message enregistré qui constitue une preuve accablante de ce qu'explique la candidate. 

"Je reçois des appels presque tous les soirs. Toujours quelqu'un qui appelle depuis un numéro masqué. Je reçois des menaces et des insultes par rapport à mon changement de parti. Pourtant nous sommes dans un pays démocratique!", déplore la comptable de profession qui figure en 6e position sur la liste de la N-VA, tirée par Laurent Mutambayi.

Outre des propos grossiers laissant insinuer qu'elle devrait aller trainer du côté de la rue d'Aerschot, l'interlocuteur qui a laissé un message s'en prend personnellement à elle, notamment avec un "attends que je t'attrape, sale p*". Naoual Hamdani explique aussi qu'une personne l'a aussi abordée dans la rue, la traitant notamment de "raciste" et de "vendue".

Mais cette situation n'a pas l'air d'impressionner la principale intéressée. "Je vais continuer mon combat, c'est mon choix, mes convictions, je ne vais pas baisser les bras", annonce-t-elle. "Je m'attendais a recevoir des réactions mais je ne pensais pas que ce serait avec autant de haine et de méchanceté gratuite", continue-t-elle. Et de conclure: "Ils ne m'impressionnent pas et je continuerai."