Bruxelles Une rencontre avec la bourgmestre avait lieu ce matin, le syndicat CSC n'a pas reçu les réponses qu'il attendait.

Depuis 10h, ce lundi matin, des ouvriers de la propreté ont mené une action syndicale et une manifestation suite à la visite de la bourgmestre, Françoise Schepmans (MR), au dépôt des nouveaux locaux du Service Voirie. La visite de la bourgmestre avait lieu suite à une longue série de revendications émises par le syndicat CSC il y a environ deux semaines. Parmi celles-ci, un horaire de travail à adapter et des bâtiments trop exigus. Selon Ali Ouassari, permanent syndical CSC, "la bourgmestre n'a apporté aucune réponse à nos revendications et certains travailleurs ont donc décidé de mener une action syndicale." 

Ce matin, ils ont donc décidé d'arrêter le travail et se sont rendus ensuite au pied de la maison communale, lors du collège. "Maintenant, on ne peut plus dire que personne n'est au courant, tous les échevins étaient là et savent ce qu'il se passe", explique Ali Ouassari. 

Du côté de la commune, on s'étonne de ces propos "choquants". "Ce n'est pas correct de dire qu'il n'y a eu aucune réponse de notre part. Il y a eu des avancées très concrètes. Nous avons répondu positivement à presque toutes leurs revendications sauf en ce qui concerne les horaires, parce que je ne vois pas pourquoi  les ouvriers de la propreté auraient des horaires différents des autres ouvriers de la commune. C'est une question d'équité", explique la bourgmestre. "Il y a un autre point sur lequel il n'y a pas eu d'avancée c'est ce qui concerne le management et les charges psychosociales, parce que nous ne voulions pas parler de cas personnels dans un hangar devant une soixantaine de personnes."

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En attendant, certains travailleurs comptent continuer l'action dans les prochains jours en arrêtant le travail systématiquement à midi, en ne s'occupant plus du marché le jeudi et en bloquant le dépôt. "Nous voulons des horaires mieux adaptés qui nous permettent de prendre une pause moins longue à midi pour pouvoir partir plus tôt en fin de journée. Nous voulons aussi un espace plus viable dans nos locaux. On ne peut même pas se doucher sans être à l'étroit", poursuit le délégué syndical. "Il faut bien comprendre que nous parlons ici des droits fondamentaux des travailleurs, ce n'est pas un luxe qu'on demande. Nous voulons travailler en étant respectés." 

En ce qui concerne leurs espaces de travail, le cabinet de la bourgmestre confirme que les nouveaux locaux (occupés par les travailleurs depuis à peine trois mois) ne sont pas bien configurés. "Les vestiaires sont, en effet, un peu étroit pour les hommes mais cela est dû à la configuration de base. Nous allons mettre le vestiaire des femmes à leur disposition dès l'été, lorsque la seule femme qui les utilise actuellement partira à la retraite", commente le cabinet de la bourgmestre.

Cet après-midi, ils se trouvaient donc sur la place communale pour faire entendre leurs voix et faire comprendre à la commune que sans les ouvriers de la propreté, la saleté pourrait vite s'amonceler. C'était d'ailleurs le cas après leur départ puisqu'ils y ont apparemment laissé leurs déchets.

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