Bruxelles Didier Reynders (MR) s’est rendu à Molenbeek pour parler de la frontière que représente le canal.

Retisser le lien social. Voilà une manière de répondre au défi que représente le canal dans le paysage bruxellois, selon Didier Reynders, ministre des Affaires étrangères. Pour ce faire, selon lui, trois pistes sont à suivre : le développement de la mobilité, de l’enseignement et de la culture. Il a pu s’exprimer ce lundi, à Molenbeek, dans le cadre d’une conférence organisée par une branche des jeunes MR qui invitaient leurs aînés à débattre du canal de Bruxelles et de la "fracture" qu’il peut représenter dans une Région trop polarisée.

Françoise Schepmans, la bourgmestre de Molenbeek était présente ainsi qu’Alain Courtois, premier échevin de la ville de Bruxelles, histoire de rappeler qu’il y a bien deux rives au canal. Pour ce dernier, la partie située aux alentours de Tour et Taxis et du garage Citroën représente l’avenir de la Ville de Bruxelles. "Il faut faire le pas vers ce nouveau développement de Tour et Taxis et en faire quelque chose d’ambitieux, un quartier où on a envie de revenir vivre", s’est-il exprimé. Une déclaration forte bien qu’aucun aménagement concret n’ait été proposé pour y arriver.

"Nous avions déjà remarqué cette fracture avant l’attentat du musée juif en 2014, explique Didier Reynders, Je sentais déjà une dualisation qui ne reculait pas. Cela a fini par créer des sortes de ghettos et des endroits où les habitants vivent dans des situations précaires." Une frontière qui l’interpelle dans une ville qui ne compte qu’un million d’habitants.

Pour retisser ces liens , il faut dépasser les simples approches sécuritaires, selon le ministre. L’urbanisme et la mobilité doivent arriver en tête des préoccupations principales. "Il faut donner l’opportunité aux habitants d’enjamber le canal plus facilement et dans de bonnes conditions." 

Deuxième piste, pour le ministre : la formation et l’emploi. Donner aux citoyens l’opportunité de trouver un travail leur permettrait de vivre dans de meilleures conditions. Une approche de la problématique valable sur les deux côtés du canal, comme le rappelle l’échevin bruxellois.

Finalement, la culture et le tourisme seraient des points tout aussi importants pour retisser la maille sociale. En effet, la rive gauche du canal est en train de se développer plus que jamais. Citons notamment le Mima, l’hôtel Belvue ou encore le tout nouveau magasin d’alimentation bio, Foodhub.