Bruxelles Nirina Lepage et Renaud Barral participeront aux Mondiaux en duo mixte.

Ces 22 et 23 avril, le Brussels Aquatic Synchro Swimming (BRASS) organise le Brussels Open Masters de natation synchronisée, rassemblant plus de 200 nageuses et nageurs de plus de 20 ans, venus des quatre coins d’Europe. Nombre de ces athlètes sont en préparation pour les Mondiaux, qui se tiendront à Budapest en août prochain.

Parmi ceux-ci, deux membres du club bruxellois : Nirina Lepage et Renaud Barral. "Ce sera notre première compétition de la saison, on a hâte de se tester à domicile dans une compétition internationale toujours intéressante à disputer", débute le duo.

Ayant déjà remporté des titres individuels à l’échelon national, et tous deux entraîneurs de natation synchronisée, ils forment un duo mixte depuis un peu plus d’un an, dans une catégorie mixte qui a vu le jour en 2015. Dans quelques mois, ils vont vivre une sorte d’aboutissement avec une participation à un Championnat du Monde. "On partira là-bas avec l’ambition de gagner. On ne sait pas encore de quoi sera faite la concurrence, mais il faut y aller en espérant que ça nous emmène le plus haut possible."

Ces Mondiaux seront une première pour les deux nageurs. "On est impatients d’y être. Il y a un mélange de stress, d’excitation et d’anxiété. On doit se donner à fond, car c’est un beau défi."

Afin d’être prêts le Jour J, Nirina et Renaud ne compteront pas les heures d’entraînement , pour être parfaitement synchronisés devant les juges. Pour y parvenir, ils s’appuieront sur leur complicité, tant dans l’eau que dans la vie. "On ne pourrait pas le faire si on ne s’entendait pas aussi bien. Notre complicité se ressent dans l’eau et on doit pouvoir vendre cette image de couple aux juges."

Cette perfection se gagne au prix de nombreux sacrifices. "Lorsqu’on était ados, on ne faisait que ça. On a raté pas mal de sorties avec les amis à cause d’entraînements programmés le lendemain à 7 h du matin. Encore maintenant, dans notre vie d’adultes, on sacrifie pas mal de temps, puisqu’on s’entraîne trois fois par semaine. Ce n’est pas toujours facile de se motiver pour aller à la piscine le samedi matin, mais aujourd’hui, on sait pourquoi on fait ce genre de sacrifices."