Bruxelles

Dans la foulée de l'affaire GIAL, L'Echo rapporte jeudi que Brinfin, filiale de la SRIB, est mandatée par la Région bruxelloise depuis 1993, et que son principal collaborateur travaille sous statut indépendant, sans qu'aucun marché public n'ait jamais été organisé.

Brinfin est une filiale de la SRIB (finances.brussels), outil public de financement des entreprises dépendant directement de la Région de Bruxelles-Capitale.

Elle a eu pour mission au début des années 90 de gérer les dettes des 19 communes bruxelloises. En septembre dernier, le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS) a annoncé que Brinfin devait être dissoute en d'année, et son personnel intégré dans l'Agence régionale de la dette.

Le dirigeant de Brinfin travaille comme indépendant depuis 2003 et cela en dehors de toute procédure de marchés publics.

Le montant de son contrat est de 300.000 euros par an, TVA comprise, confirme Serge Vilain, patron de la SRIB.

Il précise que Brinfin récupère la TVA et que Christian Vandercam coûte donc environ 250.000 euros par an à Brinfin.

Cet organe est toutefois une structure modeste: ses coûts s'élèvent à un peu plus de 500.000 euros dont une bonne centaine sert à rémunérer les deux membres de son personnel.

Christian Vandercam qui facture ses services via sa société CLCJ SPRL absorbe le gros de son budget.


Vervoort justifie les revenus chez Brinfin par le besoin d'"avoir du personnel compétent"

Le ministre-président bruxellois, Rudi Vervoort, a justifié jeudi par la nécessité d'"avoir du personnel compétent" la rémunération du principal collaborateur de Brinfin, tout en confirmant sa dissolution prochaine. Brinfin n'est pas une asbl - alors que certaines de ces associations ont défrayé la chronique à Bruxelles -, a souligné M. Vervoort (PS) lors de l'émission Matin Première de la RTBF-radio dont il était l'invité.

"C'est une structure para-publique qui gère la dette (de la Région), quatre milliards, donc ce n'est pas rien", a-t-il ajouté.

"Il faut aussi du personnel compétent", a souligné M. Vervoort, tout en rappelant avoir annoncé en septembre dernier au parlement régional que Brinfin serait dissoute et "intégrée" dans l'administration.

Interrogé également sur la situation au sein de l'asbl Gial, chargée de l'informatique et de la bureautique pour la Ville de Bruxelles, M. Vervoort a souligné que "c'est la question des faux indépendants qui est posée ici, et qui dépasse le cadre politique".

"Ici, on a essayé d'appliquer un système qui a ses limites. L'objectif, c'était de pouvoir collaborer avec des personnes compétentes qui, dans le secteur privé, gagnent ce qu'elles gagnent ici", a-t-il dit.