Bruxelles

De retour en D2 de handball, le HC Crainhem espère s’y maintenir durablement

Le HC Crainhem attendait depuis plusieurs années cette promotion ! Enfin, les Jaune et Bleu retrouvent la D2 qu’ils avaient dû quitter il y a quelques années.

Les Bruxellois de Ken de Nil, secondé par Benoît Lamury, lequel se focalise davantage sur les équipes de jeunes très bien fournies, suivent dans cette voie Amay, champion des playoffs de la première division francophone. "La saison est donc pleinement réussie", se félicite Benoît Meulders, le président crainhemois. "On l’attendait depuis trois ans. Maintenant, un nouveau défi nous attend."

Ce défi sera de taille parce qu’en D2, l’opposition sera cette fois nationale. "Tout doit pouvoir suivre à chaque échelon dans le club. Mais évidemment, le plus important, c’est la partie budget. À l’échelon supérieur, les charges pour les arbitres ou les entraîneurs sont plus élevées. Évidemment, on rêve tous d’un président qatari. (rires) Blague à part, nous sommes situés dans une commune où il est difficile d’avoir un gros sponsor comme certains clubs l’ont en D1. De plus, en tant que commune à facilités, nous ne recevons aucun subside de l’Adeps ou du Bloso. Ce sera donc encore la débrouille. Je sais qu’on va y arriver."

Sportivement, l’équipe sera aussi amenée à se renforcer pour éviter de faire l’ascenseur. "On veut toutefois rester une équipe 100 % amateurs sans payer les joueurs. On s’en mordra peut-être les doigts à la fin de la prochaine saison, mais on veut aussi faire confiance aux jeunes qui ont déjà frappé à la porte de l’équipe première ou à ceux qui seront amenés à faire le saut. Bien sûr, on sait aussi qu’on devra transférer, mais ce n’est pas si simple. L’objectif sera évidemment de se maintenir. Pas question dans un premier temps de viser une montée."


“Le niveau régional est pauvre”

 En remontant en D2, le HC Crainhem devient également le club le mieux classé dans la région bruxelloise et brabançonne : Waterloo ayant terminé 3 e des playoffs en D1 LFH et United Brussels ayant réussi à s’y maintenir. “Ce n’est pas glorieux, c’est même une catastrophe. Le niveau régional est pauvre”, précise Benoît Meulders, dont le fils joue à l’Initia Hasselt. “On s’en rend compte avec les équipes de jeunes. On a une équipe préminime championne mais lorsqu’ils ont été disputer un tournoi dans la province de Liège, ils étaient dominés même s’ils faisaient bonne figure. On avait pensé les faire évoluer dans cette région ou à Anvers mais ça aurait alourdi la charge de travail. Ça ne va pas en s’améliorant puisqu’Evere devrait normalement disparaître. Tous ces éléments, évidemment, ce n’est pas bien pour nous.”