Bruxelles

La légère gaufre de la capitale se perd. Un patrimoine que défend Joël Riguelle

BRUXELLES Bossant depuis un paquet d’années rue du Chêne, le député bourgmestre Joël Riguelle (CDH) a déploré avec “tristesse” la sous-représentation des gaufres de Bruxelles en ce cœur, pourtant historique, de la capitale. “Près de Manneken-Pis, on ne voit presque plus que celles de Liège…”, narrait-il il y a quelques jours, après s’en être officiellement inquiété au parlement, début juillet.

Sans nourrir quelque “ostracisme” que ce soit à l’encontre du mets de la principauté, le Premier Berchemois s’est ému de ce que presque seul un Dandoy, célébrissime biscuiterie, serve encore la légèreté gaufrée de la capitale. “Un patrimoine qui fout le camp !”, résumerait-on en substance sa pensée. Un patrimoine s’en allant à vau l’eau alors même que pointe doucement 2012 et son année de la gastronomie. D’où le “clin d’œil”…

C’est que la sucrerie à la bruxelloise s’inscrit dans une tradition que le gourmet Berchemois escompte préserver. Surtout en des endroits où dévalent des “hordes de touristes”. Cerise, si l’on ose dire, sur le gâteau déjà débordant de l’humaniste : alors qu’elle se suffit à elle-même, la douceur liégeoise se voit souvent nappée “d’une tonne de chantilly ou de pâte à tartiner”. Et cela, alors que son équivalent qu’adore Joël Riguelle se prête à merveille à ces additifs…

Bref. Certes on ne peut plus conscient de l’absolue liberté de commerce, le démocrate chrétien visait “un pan de l’image de Bruxelles” lorsqu’il interpella le ministre responsable, début du mois. “D’autres initiatives que le livre sur l’histoire de la gaufre de Bruxelles paru en 2008 sont-elles prévues pour mettre en valeur notre particularité bruxelloise ?”, questionna-t-il. Et celui-ci d’évoquer, par exemple, un concours, une expo ou un label style Bruxelles la belle.



© La Dernière Heure 2011