Bruxelles

Le ministre avait encouragé les bourgmestres à travailler avec le gouvernement fédéral.

"Oeuvrer au même but. De Bruxelles à la Côte", l'appel du ministre de l'Intérieur, Jan Jambon, lancé lundi aux bourgmestres à travailler avec le gouvernement fédéral pour combattre le phénomène des migrants en transit n'a guère trouvé d'écho lundi dans les communes bruxelloises. Premier concerné, le bourgmestre de Bruxelles Philippe Close (PS) s'est refusé à tout commentaire. Quant au maïeur de Schaerbeek, Bernard Clerfayt (DéFI), interrogé par l'agence Belga, il renvoie au secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, Theo Francken (N-VA).

M. Jambon (N-VA) déclare dans la presse flamande vouloir insuffler un élan à oeuvrer en commun. L'appel vise à impliquer plus largement les bourgmestres dans la politique dissuasive du gouvernement fédéral envers les migrants en transit vers l'Angleterre.

Lieu de campement des migrants, le parc Maximilien, situé sur les territoires de la Ville de Bruxelles et de Schaerbeek, est plus particulièrement concerné en Région bruxelloise.

"J'ai déjà réagi des dizaines de fois à ce genre de publicité électoraliste", répond Bernard Clerfayt. "Sur les six premiers mois de l'année, la police de Bruxelles-Nord a contrôlé quelque 75 personnes autour de la gare du nord. Pour les personnes en séjour irrégulier, la procédure prévoit que la police s'adresse à l'Office des étrangers. Dans 89% des cas, sa réponse est de les libérer. On leur donne un nouvel ordre de quitter le territoire ou on confirme celui qu'ils avaient précédemment", a ajouté le bourgmestre.

"Donc, ce que fait Jan Jambon, c'est du cinéma. Theo Francken est incapable de proposer des solutions pour les personnes que nous contrôlons, soit en leur proposant un hébergement dans un centre, soit en effectuant un rapatriement... La réalité est que ma police a déjà travaillé. L'inviter à travailler plus ne sert à rien et l'appel de Jan Jambon ne sert à rien tant que Theo Francken, qui est son secrétaire d'Etat et qui dépend de lui, est aussi inefficace", a poursuivi M. Clerfayt.