Bruxelles

Quelques policiers se sont postés lundi matin aux abords de l'école de Singelijn à Woluwe-Saint-Lambert. Le directeur de l'établissement a reçu des courriers de menace après avoir décidé la semaine dernière de ne plus faire des cadeaux pour la fête des mères et des pères. 

Cette décision a suscité une certaine polémique auprès des parents d'élèves et sur les réseaux sociaux. La police locale a indiqué avoir assuré cette présence par mesure de précaution et n'entend pas prolonger le dispositif dans les jours qui viennent. Dominique Paquot, le directeur de l'école Singelijn, a expliqué avoir reçu quelque 250 mails d'insultes et de menace depuis qu'il a fait part de la décision de l'ensemble de l'école pédagogique de ne plus faire faire de cadeaux par les enfants dans le cadre scolaire pour la fête des pères et des mères. "J'ai reçu des mails de menaces physiques à mon encontre mais également un courrier où il était question d'incendier l'école. Ces menaces ont été prises au sérieux et en concertation avec le bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert (Olivier Maingain, ndlr), nous avons décidé de faire appel à la police pour assurer une rentrée dans de bonnes conditions.", a t-il indiqué, précisant être atterré par la dimension que prenaient une décision anodine.

Interrogé dans plusieurs médias, le directeur de l'établissement a expliqué que la décision n'a pas été prise à la légère mais qu'elle est le fruit d'une réflexion de deux ans. Ses classes sont composées de familles hétérogènes: monoparentales, parents décédés, parents qui ne voient plus leurs enfants, couples homosexuels, etc. La confection des cadeaux pouvait donc générer des souffrances chez certains enfants. L'idée d'un cadeau imposé par l'enseignant à l'enfant pour ses parents a paru dénuée de sens, et ce d'autant plus que l'école met l'accent sur les activités d'art plastique tout au long de l'année. Qui plus est la suppression du cadeau fait en classe n'est pas une suppression de la fête, a-ti-l précisé.