Bruxelles

Le remuant Thierry Balsat sur la liste, forcément régionale, de Pro Bruxsel ? Ce n’est "ni un changement de stratégie, ni un changement de boutique" , a fait savoir, hier, l’indépendant des Bleus de Saint-Josse, peu après que l’accord soit intervenu…

"Je ne change pas de crèmerie", répéta à l’envi le conseiller tennoodois, en rappelant que la campagne régionale de 2009, il l’avait déjà faite sous la bannière du mini-parti bruxellois. "Ce qui confirme mon adhésion à Pro Bruxsel, c’est son cheval de bataille pour l’accessibilité au logement solidaire. Ce qui passe par la suppression du taux cohabitant", s’avance celui qui occuperait une place dite de combat - parmi les 10 premiers.

Président en exercice de Pro Bruxsel, Philippe Delstanche va un chouia moins vite en besogne. "Il y a énormément de supputations. Mais on se fait beaucoup d’illusion sur la valeur d’une place. À part les trois premières et la dernière, les autres, à mon avis, se valent. Là n’est pas notre préoccupation première."

Le citoyen de St-Josse, lui, escompte, "sans autre ambition", aider le parti à "flirter avec les 3 %", le 25 mai et devenir, "le plus grand des petits partis". Lors de son premier scrutin, en juin 2009, Pro Bruxsel avait récolté plus de 8.000 voix.

Pour dépasser ce cap , le parti bilingue créé le 16 avril 2008 ne fixera les lignes de son programme que courant mars. Et ses deux listes (l’une néerlandophone, l’autre francophone) d’y être établies dans le même temps… L’on sait cependant déjà que son fer de lance, Philippe Delstanche, occupera vraisemblablement la tête de liste. Il devrait être suivi de près par d’autres membres historiques, tels Alain Maskens, l’auteur du Manifeste bruxellois ou Caroline Sägesser.