Bruxelles Seul Felice Mazzù pourrait convaincre le coach d'Ixelles de retourner à l’échelon national


 Ixelles, c’est la bonne surprise de la saison en première provinciale. Promue, la formation dirigée par Philippe Droeven était considérée comme un Petit Poucet au moment d’entamer le championnat. Mais au fil des semaines, cette équipe a prouvé qu’elle était tout sauf un oiseau pour le chat. Mieux, Ixelles s’est installé à la 8e place, à quatre points seulement du podium. "Beaucoup nous ont pointés comme l’équipe qui descendrait au terme de la saison. Certes, nous ne sommes pas encore sauvés, mais nous sommes en train de réaliser une saison au-delà de nos propres espérances", se félicite Philippe Droeven.

Les joueurs étaient tellement en confiance, qu’ils se voyaient déjà réaliser un coup dans ce championnat. "Avant de défier le Sporting Bruxelles et Stockel, ils se sont dit qu’ils pourraient avoir d’autres ambitions en cas de victoires. Malheureusement, ils sont retombés les pieds sur terre, mais c’est la preuve qu’ils en veulent. Ils doivent aussi retenir les leçons de ces deux matchs et comprendre qu’il ne faut pas faire preuve de suffisance."

Une équipe dirigée par un Philippe Droeven qui est en train de réussir son challenge à Ixelles. "Quand Ixelles sera sauvé et aura prouvé qu’il mérite sa place en P1, je serai l’entraîneur le plus heureux de Bruxelles. Pour l’instant, je prends beaucoup de plaisir à entraîner ce club. Je m’investis autant en P1 qu’en D2."

Après avoir coaché à l’échelon national durant de nombreuses années, Droeven se retrouve aujourd’hui à l’échelon provincial. Pour un jour retourner plus haut ? "La seule chose qui me donnerait envie de retourner à l’échelon national, c’est de retravailler avec Felice Mazzù. S’il m’appelle, j’y vais tout de suite. Mais je sais très bien qu’aujourd’hui, c’est quelque chose de pratiquement inaccessible. C’est pour ça que je me concentre sur Ixelles, mon club."

Quand on évoque Felice Mazzù, Philippe Droeven revient inévitablement sur ses années White Star. "J’ai passé 15 belles années au White Star, comme joueur et puis dans le staff. J’ai tout connu avec ce club, hormis la D1. C’est là que j’ai rencontré Felice, un homme qui mérite ce qui lui arrive aujourd’hui et qui est resté lui-même, sans oublier notre collaboration."