Bruxelles

Ancien homme fort du club de volley-ball phare en région bruxelloise, Philippe Vanescote ne cache pas sa déception quant à la situation actuelle à Ixelles

Ce jeudi soir, les joueuses de la Ligue A des Barbãrs se réunissent : continueront-elles ou pas la saison ? La question se pose en sachant que faute de dossier remis à temps à la Région, la moitié du budget manquera d’office. Personne ne sera donc payé et il y a de fortes chances que les transferts étrangers rentrent au bercail. Ce qui rendrait la fin de saison encore plus compliquée. Malheureusement, la situation ne date pas d’hier.

"Je m’y attendais parce que chaque année, on perdait de l’argent et ce n’est pas une légende, je mettais régulièrement de ma poche pour combler le trou", souffle Philippe Vanescote l’ancien homme fort ixellois . "Il n’y a pas beaucoup de sponsors à Bruxelles et il faut justifier deux fois chaque euro qu’on reçoit des subsides."

Plus que l’apport d’argent qui pourrait permettre de maintenir le navire à flot, c’est surtout la gestion du club par le duo Stéphane Delhaye-Frédérick Vandenbemden qui a été pointée du doigt, notamment leur lenteur administrative dans les transferts internationaux ou encore la demande de subsides.

Pourtant, en passant la main à l’actuel président, Vanescote croyait encore dans le projet qu’il avait lancé il y a une dizaine d’années avec Pascal Hermans. "J’avais fait venir Stéphane et c’est quelqu’un qui a de très bonnes idées pour le volley. Malheureusement, il fait la politique de l’autruche quand ça ne va pas. Quant à Fred, je le qualifierai surtout d’incompétent."


"Un conseil? Que le club continue en Ligue B"

Sans club depuis son départ de Charleroi Volley, Philippe Vanescote est régulièrement sollicité par les parents des jeunes ixelloises en quête de conseils pour sauver la structure. Les Barbãrs, ce sont en effet aussi plusieurs équipes qui permettent aux filles de pratiquer du volley.

"Au départ, c’était d’ailleurs pour ça qu’on avait repris ce club : permettre aux filles de se mettre au sport dans une optique de sport pour tous. Évidemment, après sont venus les résultats. Mais ce n’était pas ça l’objectif principal", se souvient Vanescote qui affirme qu’il ne reviendra pas à la rue Volta. "Ce qui arrive, c’est vraiment du gâchis. Ça m’attriste. Si je devais donner un conseil, ce serait de continuer pour maintenir une équipe en Ligue B la saison prochaine. Cette division nécessite moins d’argent et je m’y étais d’ailleurs bien amusé quand nous y étions."