Bruxelles

Certains commerçants trouvent dommage que le marché de Noël bruxellois ferme si tôt.

Une semaine après le lancement des Plaisirs d’hiver dans le centre-ville de Bruxelles, le premier bilan tiré par les commerçants est maussade. En cause, une météo capricieuse, mais pas seulement.

"C’est tout simplement la pire première semaine que j’ai connue depuis que je viens ici", explique Canta, qui tient deux chalets de vin chaud sur la place Sainte-Catherine depuis 17 ans. "Personnellement, je trouve que le marché de Noël ferme trop tôt. À 22 h en semaine et 23 h durant le weekend… C’est dommage d’autant que c’est l’heure à laquelle les gens sortent du restaurant. Je loue environ 13.000 € mes deux chalets sur l’ensemble des cinq semaines donc j’espère à tout prix rentrer dans mes frais."

Avec son concept inédit de pêche aux boules de Noël, Philippe fait le bonheur des petites têtes blondes et arrive à se démarquer des autres chalets. "Mais cette semaine ne fut vraiment pas fameuse ! Les conditions météorologiques ont bien évidemment joué un rôle dans le manque de fréquentation et on espère vivement que les gens vont affluer en masse durant ce mois de décembre", explique Philippe qui est présent à cet événement hivernal incontournable depuis 10 ans.

Même son de cloche du côté de Patrick De Corte, le bien connu président de l’Union des forains bruxellois. "Cette première semaine n’était vraiment pas extraordinaire. Certes, la météo n’est pas au beau fixe mais je pense que les émeutes vécues avant le début des festivités ont fait une très mauvaise publicité de la capitale et bon nombre de visiteurs fidèles sont dès lors réticents à se rendre à Bruxelles", explique Patrick De Corte qui est présent à l’événement depuis le début. "Samedi, les visiteurs étaient nombreux car le temps était sec mais la journée de dimanche s’est mal passée. Mais chaque année, on constate qu’au plus on se rapproche de la date de Noël, au plus les visiteurs se rendent au Plaisirs d’hiver donc on garde espoir, on va pas commencer à paniquer maintenant !"

De leur côté, Fabienne et Philippe Vandonghen déplorent le fait que les Plaisirs d’hiver se terminent le 31 décembre. "C’est dommage de ne pas avoir prolongé les festivités jusqu’au 1er janvier car les gens sont bien souvent en vacances et beaucoup de touristes viennent passer leurs fêtes de fin d’année dans la capitale", expliquent ces vendeurs de croustillons et autres gaufres.

Du côté des chalets situés dans le prolongement de la place Sainte-Catherine, la situation est encore plus dramatique. "Cette première semaine a été vraiment très compliquée ! L’emplacement de notre chalet ne facilite en rien notre situation car nous sommes excentrés et les visiteurs ont donc tendance à continuer leur chemin sans même s’arrêter pour voir nos produits", explique Emmanuel, qui vend des vins originaires d’Albanie, le pays mis à l’honneur à l’occasion de cette 17e édition.