Bruxelles Le contexte économique fait hésiter la marque de luxe italienne à s’installer, comme prévu, dans le haut de la ville.

À en croire les derniers échos qui nous sont parvenus, les investisseurs ne se bousculent plus dans le haut de la Ville, boulevard de Waterloo.

C’est pourtant sur cette artère que sont installées les enseignes les plus luxueuses de la capitale : Tiffany&Co, Dior, Chanel, Louis Vuitton, Rolex, Gucci, Hermès, etc. D’autres grandes marques devaient s’installer en 2016 sur cet équivalent bruxellois des Champs-Élysées français ou de Bond Street à Londres.

Sauf que, nombreuses sont les marques de luxe qui ont décidé de geler, du moins momentanément, leurs projets d’investissements sur cette artère. Ainsi Dolce&Gabbana avait acquis, il y a un an, le bâtiment qui abritait la Copenhagen Tavern et voulait y installer son vaisseau amiral belge. L’ouverture était prévue pour avril 2016 mais le projet semble pour le moment mis entre parenthèses.

Idem pour une autre prestigieuse maison italienne. En effet, Prada a récemment annoncé que sa boutique, dont l’installation était prévue sur le boulevard de Waterloo au rez-de-chaussée de The Hotel, n’ouvrirait pas comme prévu au second semestre 2016. En cause, les problèmes de mobilité occasionnés par la fermeture du tunnel Stéphanie et les conséquences des attentats bruxellois sur le tourisme.

Le groupe de luxe n’a pas confirmé ces raisons mais pour Jean-Pol Piron de Brussels Execlusive Label (une association qui défend les intérêts des commerces haut de gamme), cela ne fait aucun doute.

"Le taux d’occupation de The Hotel n’atteint pas les 50 % en ce moment. Du coup, ils attendent pour voir. De manière générale, les grandes marques désinvestissent à Bruxelles au profit d’Anvers et Knokke. Je dit toujours que Bruxelles est une ville de province avec les avantages d’une capitale. J’ai bien peur que Bruxelles ne devienne une ville de province tout court… ", commente-t-il.

Jean-Pol Piron appelle donc à une union de tous les partis dans l’intérêt de Bruxelles. "Le piétonnier, les tunnels, le lockdown... Il faut absolument que les politiques prennent leurs responsabilités et arrêtent de dire : c’est pas moi c’est l’autre", conclut-il.