Bruxelles La semaine de l’e-santé veut sensibiliser les patients et surtout les médecins à l’inscription au Réseau Santé Bruxellois.

Depuis 2013, le Réseau Santé Bruxellois, le RSB, permet aux données médicales d’un patient qui a donné son accord d’être disponibles pour les prestataires de soins inscrits à ce réseau.

En d’autres mots, si vous avez donné votre consentement à votre médecin traitant, vos informations de santé seront visibles dans les hôpitaux connectés.

La Cocom lance avec Abrumet, qui gère le RSB, la semaine de l’e-santé pour sensibiliser notamment au partage électronique de données médicales.

Au 1er mars 2017, ce sont 451.071 personnes qui ont rendu accessible, partiellement ou totalement, leur dossier médical. "Ils n’étaient que 252.292 avant la première semaine de l’e-santé organisée l’année passée en avril", se félicite Didier Gosuin (DéFI), compétent pour la Politique de la santé à la Cocom. "Mais nous ne sommes qu’à la moitié du chemin", tempère-t-il.

Si près de 40% de la population de la Région bruxelloise sont inscrits au RSB, le ratio est plus important chez les médecins généralistes. Ils sont 1.280 à pratiquer sur le territoire de la Région et 854 d’entre eux sont inscrits au Réseau Santé Bruxellois. Mais attention, seulement 453 généralistes sont actifs, c’est-à-dire qu’ils ont consulté au moins un document depuis le mois précédent.

Pour tenter d’améliorer ce chiffre, Abrumet propose des formations au RSB pour les médecins. En 2016, ils ont été 312 à suivre cette formation. "Cette année, nous voulons particulièrement sensibiliser les généralistes à l’e-santé", précise Didier Gosuin. "Depuis 2015, c’est 680.000€ qui ont été déboursés rien que dans cette optique."

Ce n’est pas seulement le partage électronique des données médicales qui est visé par cette semaine. C’est l’e-santé dans son ensemble, même si "l’objectif est que la population entière de la Région bruxelloise soit inscrite au RSB dans les trois années à venir", confie Guy Vanhengel (Open VLD), également chargé de la Politique de la Santé à la Cocom.

Les deux ministres ont lancé six chantiers prioritaires pour le développement de l’e-santé dans la capitale. L’un de ceux-ci concerne l’informatisation des hôpitaux.

Car si tous les citoyens sont inscrits au Réseau Santé Bruxellois, il faut que les hôpitaux suivent pour rendre le système totalement efficace. Ce qui n’est pas le cas pour le moment. "Ce n’est qu’une question de mois", assure-t-on du côté d’Abrumet.

D’autres obstacles seront aussi à surmonter pour entrevoir le succès complet de cette politique d’e-santé. "Il ne faut pas oublier les précarisés ou ceux qui n’ont pas de carte d’identité", souligne Michel Devolder, de l’association des médecins de garde.