Bruxelles

Une proposition de résolution dans ce sens a été déposée par le MR au Parlement bruxellois.

La problématique du jet de mégot de cigarette en rue est prise à bras-le-corps en Région bruxelloise. Ce lundi encore, nous apprenions que le secteur du tabac s'est montré favorable pour collaborer avec les autorités publiques afin d'enrayer le phénomène, à l'instar de ce qui existe déjà avec la Région flamande.

Du côté du groupe MR au Parlement bruxellois, l'on souhaite aller encore un pas plus loin. Une proposition de résolution vient en effet d'être déposée visant à recycler les mégots.

"Le phénomène du jet de mégot représente une véritable plaie pour l'environnement et les budgets communaux et régionaux car non seulement le mégot dévalorise le cadre de vie des citoyens, mais il a un coût considérable en termes de nettoyage des villes et pour l'environnement. Il faut en effet compter en moyenne 12 ans pour que ces mégots se dégradent complètement", explique la députée libérale Viviane Teitelbaum, qui déplore le manque d'infrastructures appropriées à certains endroits clés comme les arrêts de bus, les bouches de métro, les sorties de lieux de travail, de facultés, de bars, etc.

"Nous demandons ainsi au gouvernement bruxellois de charger l'agence Bruxelles Propreté de fournir les 19 communes en cendriers urbains, d'introduire par appel d'offre un partenariat avec le secteur privé pour la gestion et la récolte des mégots et de veiller à ce que ce partenariat assurer également l'acheminement des mégots vers les centres de recyclage appropriés", poursuit-elle. "Dans cette optique, les fibres qui composent les filtres sont théoriquement recyclables. Cela ne relève à présent plus uniquement de la théorie puisqu’en Europe, des entreprises tant en France qu’en Grande Bretagne, ont développé les recherches à ce sujet et sont parvenues à recycler les mégots de cigarette."

Lancé à l'été 2017 en France, le recyclage de mégots est un procédé qui commence à prendre son envol. Une entreprise bretonne les débarrasse ainsi de la quasi-totalité des près de 4.000 substances chimiques qu'ils renferment.

Les mégots sont d’abord dépollués par succession de bain d’eau. Une fois nettoyée, la fibre est séchée dans un four spécifique afin d’y retirer une partie de l’eau. Cette opération permettra ensuite de broyer finement la matière avant de rejoindre une presse de thermo compression. La fibre pressée à chaud se transforme ainsi en une plaque résistante comparable à du plastique qui permet ainsi la fabrication d’objets. A l’issue de ces étapes, le mégot devient une matière première, réutilisable à l‘infini.