Bruxelles

En visite à Berlin pour les Brussels Days, le ministre-président a discuté bonne gouvernance avec son homologue allemand.

Arrivés sur le territoire allemand ce dimanche, le ministre-président Rudi Vervoort (PS) et la secrétaire d'Etat au Commerce extérieur Cécile Jodogne (Défi) ont officiellement débuté leur opération séduction à l'occasion des Brussels Days qui se tiendront jusqu'à mercredi. Objectif de cette visite: valoriser le dynamisme économique de notre capitale et mettre en avant son savoir-faire.

Ce lundi midi, Rudi Vervoort a également eu l'occasion d'échanger avec le maire de Berlin, Michael Müller, sur les problématiques du logement, de l'urbanisme mais surtout, de la bonne gouvernance. En effet, depuis une quinzaine d'années, la ville de Berlin a développé un processus de référendum afin que les citoyens puissent s'exprimer sur les points qui font débat.

Selon le ministre-président bruxellois, cette pratique pourrait éventuellement voir le jour à Bruxelles. "Au Parlement bruxellois, nous avons déjà appliqué pas mal d'initiatives visant à impliquer le citoyen dans le débat. Évidemment, il y a un équilibre à trouver entre la légitimité de l'action politique et le poids des dossiers. Sur certains dossiers qui peuvent impacter l'ensemble de notre Région, c'est quelque chose que l'on pourrait envisager, ou en tout cas cela mériterait d'être testé", explique le socialiste, prenant le dossier du piétonnier comme exemple.

D'autres dossiers liés, entre autres, au développement territorial, pourraient être soumis à ce type de pratique. "Le problème, ici à Berlin, c'est que cela devient systématique. Ils font environ deux référendums par an, ce qui monopolise énormément d'énergie et de débat, sans compter les investissements financiers. En monopolisant le débat autour de certains dossiers, on risque de passer à côté d'autres thèmes", souligne Rudi Vervoort.