Bruxelles

Après Ixelles, c'est au tour de Saint-Gilles de prendre des mesures visant à limiter les nuisances sonores.

Le collège de Saint-Gilles a inscrit à l'ordre du jour du conseil communal de jeudi un nouveau règlement qui impose la fermeture de toutes les terrasses de la commune, et donc pas uniquement celles du Parvis de Saint-Gilles, pour minuit au plus tard. Les seules dérogations prévues seront octroyées les 24, 25 et 31 décembre, et le 1er janvier.

Contacté, Patrick Debouverie (MR), échevin du Développement économique, estime que ce "règlement terrasses" a pour objectif de réduire les nuisances sonores après minuit. "De nombreux riverains se plaignent de tapages nocturnes et de troubles à l'ordre public provoqués principalement par la clientèle des établissements au-delà de certaines heures. De nombreux rapports de police dénoncent de tels troubles et que la quiétude des riverains est gravement perturbée", explique-t-il.

Il souhaite toutefois nuancer en précisant que "la grande majorité des quelque 230 terrasses enregistrées sur le territoire saint-gillois ferment leurs portes avant minuit. Elles ne seront donc pas impactées par ce règlement. Il nous convient de concilier deux choses, à savoir l'animation nocturne et la tranquillité des habitants. Nous évaluerons la situation au fur et à mesure pour éventuellement réadapter le règlement, après une concertation avec les riverains et commerçants", ajoute Patrick Debouverie.

Le règlement entrera en vigueur le cinquième jour suivant sa publication.

Mais cette nouvelle réglementation n'est pas au goût du chef de file de l'opposition CDH Vincent Henderick. "Ce tout nouveau règlement est très restrictif, puisqu’il impose la fermeture de toutes les terrasses à minuit. Par ailleurs, il imposera désormais de libérer les trottoirs, ce qui posera de grosses difficultés aux nombreux cafés/restaurants qui se sont ouverts à Saint-Gilles, dans les quartiers, ces derniers mois /années : Café la Pompe, La Biche, La Renaissance, Le Dillens, les cafés de l’avenue De Jaer, les restaurants de la Place Dillens, etc.", explique Vincent Henderick. "Ca râle sec dans les restaurants et cafés ! Surtout, qu’il n’y aucun aménagement prévu marquant une différence d’horaires entre la semaine et le week-end. Sur le plan économique, c’est une catastrophe pour les très nombreux cafetiers et restaurateurs indépendants qui ont investi à Saint-Gilles et qui animent la commune."

Le CDH déposera des amendements à ce texte pour imposer des horaires moins stricts les week-ends et lors d’événements divers.