Bruxelles

Mohamed Azzouzi regrette "que le bourgmestre utilise les structures démocratiques de notre parti pour faire taire un point de vue différent du sien".

Mohamed Azzouzi, échevin socialiste exerçant la tutelle sur le CPAS de Saint-Josse-ten-Noode, récemment épinglé pour son absentéisme lors des séances du conseil de l'action sociale, a été exclu de la liste PS. Il risque également l'exclusion du parti.

En cause, de nouvelles menaces proférées à l'encontre du président du CPAS Luc Frémal. Pour rappel, un audit a fait état de défaillances dans l'application de la loi sur les marchés publics et dans la gestion comptable du CPAS. Des détournements de matériel étaient également évoqués. Cette polémique a engendré le licenciement de deux chefs de service.

Suite à ce scandale, l'échevin Mohamed Azzouzi souhaitait écarter Luc Frémal, mais a reçu une fin de non-recevoir à cette demande. L'échevin aurait à nouveau menacé le président du CPAS et c'est donc finalement Mohamed Azzouzi qui se voit sanctionné : il ne figurera pas sur la liste du bourgmestre Emir Kir et risque également l'exclusion pure et simple du PS.

M. Azzouzi a répondu par communiqué à la décision de sa section locale : "Je prends acte de la décision du bureau de la section socialiste de Saint-Josse-ten-Noode de m'écarter de la liste du bourgmestre pour les élections communales. Je ferai bien sûr appel de cette décision auprès des instances de mon parti car elle m'apparaît critiquable tant sur le fond que sur la forme", commente l'élu désormais sans étiquette.

"Je regrette néanmoins que le bourgmestre utilise les structures démocratiques de notre parti pour faire taire un point de vue différent du sien. Je pense que ce genre de pratique n'a plus sa place dans notre société. Je regrette enfin que par ce procédé on empêche les électeurs d'exprimer un choix différent."