Bruxelles Le bâtiment pourrait appartenir à un marchand de sommeil, selon la commune.

Un incendie s’était déclaré jeudi dernier au numéro 1 de la rue de la Commune à proximité du commissariat et de la maison communale de Saint-Josse. La cause du feu n’était pas connue quelques jours après les faits. Entre-temps, des scellés ont été posés sur le bâtiment par la police et des grandes planches de bois ont été installées au-devant des fenêtres et sur une porte d’entrée du lieu. Seules quelques lettres récemment déposées devant l’immeuble témoignent que le bâtiment était encore habité la semaine dernière.

L’immeuble n’est plus accessible actuellement car une enquête judiciaire a été lancée après l’incendie. Le dossier a été ouvert avec la qualification d’incendie volontaire, comme le confirme le parquet de Bruxelles.

La commune de Saint-Josse explique de son côté qu’une enquête concerne le fait que l’immeuble serait la propriété de marchands de sommeil. "Il y a une enquête ouverte car il existe des soupçons à ce propos", explique le cabinet du bourgmestre, Emir Kir (PS).

La piste des marchands de sommeil pourrait notamment s’expliquer par la quinzaine de sonnettes présentes à l’entrée alors qu’une seule personne s’est manifestée depuis l’incendie pour indiquer qu’elle habite à cette adresse. "Il n’y a eu qu’un habitant qui s’est signalé. On a constaté qu’il vivait vraiment dans l’immeuble. Il a eu droit à un accompagnement après cet incendie. Pour le reste, aucune personne ne s’est présentée. On va laisser l’enquête judiciaire se faire", précise-t-on au cabinet d’Emir Kir. Selon certaines sources le bâtiment serait connu comme un lieu de marchands de sommeil. Il s’y trouverait moins d’une dizaine de studios de très petite taille, et une personne vivrait même à la cave. C’est d’ailleurs de cet endroit du bâtiment qu’a pris l’incendie.

Pour rappel, les pompiers de Bruxelles étaient intervenus vers 7 h 30 jeudi dernier. Une personne avait été sauvée alors qu’elle s’était réfugiée au balcon du premier étage à cause de la fumée. Il n’y avait pas eu de blessé.

De plus en plus de marchands de sommeil verbalisés à Bruxelles

La problématique des marchands de sommeil est toujours présente en Région bruxelloise. Depuis 2015, elle ne cesse même d’augmenter, et de façon sensible si l’on compare 2015 avec 2017. On atteint le pourcentage de 53 pour cent d’augmentation.

En 2017, on comptait pas moins de 36 procès-verbaux pour l’ensemble de la région concernant les marchands de sommeil. Alors qu’en 2016, il n’y en a eu que 26, soit toujours plus qu’en 2015 avec ses 17 cas.

La zone de police où le constat était le plus important l’année dernière est celle de Bruxelles Capitale-Ixelles. On en dénombrait 15 dont la grande majorité (11) était sans circonstance aggravante. En tout, quatre procès-verbaux ont été établis avec des circonstances aggravantes.

Toutes les autres zones de police sont concernées par ce problème. Deux d’entre elles sont à égalité concernant le nombre de procès-verbaux et complètent le podium dominé par la zone Bruxelles Capitale-Ixelles. Il s’agit de Bruxelles-Ouest (Berchem-Sainte-Agathe, Ganshoren, Jette, Koekelberg et Molenbeek) et Bruxelles-Nord (Evere, Schaerbeek et Saint-Josse) avec neuf P.-V.

Plusieurs zones de police ne comptaient qu’un procès-verbal l’an dernier. C’était le cas de celle de Marlow (Auderghem, Uccle et Watermael-Boitsfort). Une situation dans laquelle se trouvait également celle de Montgomery (Etterbeek, Woluwe-Saint-Lambert et Woluwe-Saint-Pierre) et celle de Midi (Anderlecht, Forest et Saint-Gilles).