Bruxelles La réduction du temps de travail pour tous les employés communaux de Saint-Josse de plus de 55 ans vient d’être approuvée par le collège.

En septembre dernier, le bourgmestre de la commune de Saint-Josse annonçait vouloir faire du socio-économique sa priorité. Au cœur de sa réflexion : la semaine de quatre jours. Alors que le ministre régional de l’Emploi Didier Gosuin (Défi) et la secrétaire d’État bruxelloise à la Propreté Fadila Laanan (PS) étudiaient déjà la possibilité de mettre en œuvre la semaine des quatre jours au sein de l’agence Bruxelles-Propreté, Emir Kir (PS) avait annoncé qu’il entendait ouvrir rapidement un dialogue social avec les syndicats au sein de la commune.

Selon lui, c’est désormais chose faite. "Après le vote d’une motion par le conseil communal en octobre dernier et une discussion en commission de concertation, la mesure a été approuvée par le collège. Celle-ci entrera en vigueur le 1er janvier 2018. Ce que beaucoup considèrent comme une utopie va devenir notre réalité à Saint-Josse", se réjouit le maïeur socialiste.

Concrètement, la mesure prévoit une réduction du temps de travail pour l’ensemble du personnel communal âgé de plus de 55 ans, toutes fonctions confondues sans distinction aucune entre les métiers dits pénibles ou non. Les employés concernés ne presteraient que 80 % de leur contrat sans diminution de leur salaire. Une embauche compensatoire est prévue. "Alors que la Région bruxelloise peine à endiguer un chômage structurel, cette mesure s’adressera tant au personnel communal qu’aux jeunes demandeurs d’emploi qui seront recrutés en priorité", fait valoir Emir Kir.

Ce dernier en est persuadé, cette mesure permettra d’améliorer l’efficacité des services communaux. "L’âge avançant, le corps de certains employés est éprouvé. On observe aussi des situations de burn-out et d’absentéisme. La commune va envoyer un signal fort à ces personnes en leur disant qu’une autre situation est possible. Les employés vont pouvoir réorganiser leur vie quotidienne. L’amélioration de leur qualité de vie aura un impact positif sur les services à la population", affirme-t-il.

Avec l’approbation de son chef de service, un employé pourra décider de travailler quatre jours sur cinq, ou de prester une semaine complète pour ne travailler que trois jours la semaine d’après. Le télétravail sera également davantage encouragé au sein de certains services.

Selon Emir Kir, 20 % des 605 équivalents temps plein (ETP) de la commune seraient concernés par une réduction du temps de travail. Entre 22 et 25 nouveaux ETP seraient nécessaires pour compenser les heures non prestées. Le coût annuel estimé pour la mise en œuvre de la mesure s’élève à 900.000€. La mesure serait appliquée uniquement sur base volontaire. Les employés de plus de 55 ans qui le souhaitent pourront donc continuer à prester un temps plein.