Bruxelles

Les travailleuses du sexe et propriétaires de carrées ont déposé un recours au Conseil d'État.

Fin mai, le conseil communal de Saint-Josse a voté un règlement interdisant la prostitution dans plusieurs rues de la communes, les rues de Linné et de la Prairie et, ce, à partir de janvier prochain. La raison? L'ouverture prochaine d'une crèche dans la rue de Linné. Les autorités communales veulent ainsi défendre la "protection de la moralité publique", explique Sudpresse.

Le quotidien révèle que les travailleuses du sexe et les propriétaires de carrées ont déposé un recours devant le Conseil d'État afin de faire annuler cette interdiction. Le collectif Utsopi considère en effet que ce règlement isolerait les travailleuses du sexe et rendrait leurs conditions encore plus précaire.

Quant aux propriétaires, ils estiment que cela représente un trop important manque à gagner puisqu'ils perçoivent sur les vitrines un loyer plus élevé qu'un rez-de-chaussée d'une habitation, soulève La Capitale. Et avec le règlement qui entrera en vigueur au 1er janvier prochain, il ne restera plus que 25 vitrines sur les 80 actuelles.