Bruxelles Le Parlement bruxellois aura sa commission d’enquête sur l’affaire du Samusocial. Les députés régionaux l’ont voté hier dans une belle unanimité et ont fixé sa première réunion au mardi 20 juin.  

La présidence de la commission n’a pas encore été attribuée mais les groupes de la majorité régionale (PS, Défi, CDH, Open VLD, CD&V et SP.A) ont soutenu une proposition visant à y installer le député Open VLD Stefan Cornelis. 

Cette proposition peut encore varier d’ici le début de la semaine prochaine. Si cet élu d’Uccle n’a pas de lien apparent avec la Ville de Bruxelles, "La Libre" a appris qu’il venait très récemment (en février 2017) de démissionner du CA de Neo, la société privée mais à capital public qui pilote le projet de développement du plateau du Heysel, propriété de la Ville. 

Pourquoi cette démission? En raison d’un conflit d’intérêts, glissent plusieurs sources. Ce mandat (non rémunéré) lui a été confié lorsqu’il travaillait pour le ministre Open VLD Guy Vanhengel avant son élection au Parlement bruxellois (2014) d’où il doit aujourd’hui contrôler un gouvernement, associé à hauteur de 330 millions dans la gestion de Neo. "J’ai démissionné pour garder mon impartialité parlementaire après avoir participé à la création de Neo comme directeur de cabinet et étant désigné comme administrateur par la Région" , confie Stefan Cornelis. 

Pourquoi avoir mis tant de temps ? "Dans un souci de bon suivi pour que Neo puisse réussir" , répond-il. Selon le Moniteur, le CA et le mandat de M. Cornelis ont été renouvelés (pour cinq ans) pas plus tard qu’en août dernier. Cette démission n’a aucun lien avec les scandales de gouvernance qui font l’actualité depuis plusieurs mois, assure Stefan Cornelis.