Bruxelles

Humidité, lézardes dans les murs, toits fissurés, tuyauterie rouillée et dégoulinant d’urine en provenance des toilettes de l'étage supérieur, etc. L'état des logements sociaux du square Jordens inquiète.

Le 30 août dernier, nous évoquions l'état jugé déplorable du square Jordens, à Saint-Gilles, où se trouvent des logements sociaux gérés par le Foyer du Sud.

Mais la situation au sein des logements est tout aussi préoccupante, estime Vincent Henderick, tête de liste CDH en vue des élections communales.

"La situation de délabrement est plus que préoccupante, elle est tout simplement indigne d’un service public. Si de tels appartements devaient être loués par un propriétaire privé, ce serait le holà général et haro sur les marchands de sommeil ! Humidité, lézardes dans les murs, toits fissurés, tuyauterie rouillée et dégoulinant d’urine en provenance des toilettes de l'étage supérieur, papier peint antédiluvien et décollé mais qu'il est recommandé de ne pas enlever pour éviter d'emporter, dans l'opération, le plâtras des murs, etc... Notons aussi des calorimètres visiblement âgés, et dont le liquide indicateur s'évapore alors même que le chauffage central a été mis hors service durant l'été. Des calorimètres ont ainsi perdu 1,5 à 2 indices (soit de 24 à 32 euros pour chaque locataire concerné) sans que les radiateurs n'aient été allumés. Tel est malheureusement le décor tristement quotidien de trop nombreux locataires des logements sociaux gérés au Square Jordens, à Saint-Gilles, par le Foyer du Sud", s'insurge Vincent Henderick.

L'intérieur des logements est préoccupant
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"Nous dénonçons ces conditions d'habitat dégradées - et surtout dégradantes pour les personnes déjà fragilisées qui y vivent", poursuit-il. "Nous demandons beaucoup plus d'attention de la part des autorités politiques locales, tout comme celle des dirigeants du Foyer du Sud, pour l'amélioration générale du cadre de vie dans et autour des logements sociaux de la commune. De même, nous proposons que le Foyer du Sud travaille de manière permanente et systématique avec une ou plusieurs entreprises d'insertion (ou des Initiatives Locales de Développement de l’Emploi) chargées d'assister les locataires dans les petites réparations à faire dans leur logement et/ou retouches à apporter à leur intérieur", conclut-il.